Le mouvement de contestation menace la tenue des examens

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Les étudiants menacés de perdre leur année. Plus d'un mois après le début de la grève des enseignants-chercheurs opposés à la réforme de l'enseignement supérieur, les syndicats ont fait part hier de leurs inquiétudes : « Il y a des risques pour la tenue des examens et la délivrance des diplômes, le gouvernement en porte la responsabilité. »

Dans une motion adoptée lundi soir, la coordination nationale des universités a assuré de sa solidarité et invite « les universités à étudier en temps utile les mesures nécessaires à une juste évaluation de leur année ». Elle affirme également que « le gouvernement doit prendre ses responsabilités face aux étudiants, aux personnels et à notre société », ajoute la motion. Le secrétaire général du syndicat Snesup-FSU, Jean Fabbri, a lui déclaré hier dans un communiqué que « dans l'immédiat, l'intransigeance du gouvernement, ses pressions contre le droit de grève, rendent problématique pour les étudiants la sérénité du second semestre universitaire. » ■