Les avocats de Colonna prennent date pour «un troisième procès»

JUSTICE Ils dénoncent un «guet-apens judiciaire». Rachida Dati réagit...

Avec agence

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La ministre de la Justice Rachida Dati a dénoncé dimanche les "propos inadmissibles" tenus la veille par les avocats d'Yvan Colonna lors d'une réunion publique à Ajaccio.
La ministre de la Justice Rachida Dati a dénoncé dimanche les "propos inadmissibles" tenus la veille par les avocats d'Yvan Colonna lors d'une réunion publique à Ajaccio. — Martin Bureau AFP

Persuadés de la condamnation d'Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac, ses avocats ont dénoncé le «guet-apens judiciaire» dans lequel est tombé selon eux leur client, samedi lors d'une réunion publique à Ajaccio devant plusieurs centaines de personnes.

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Evoquant «la chronique d'une condamnation annoncée», «une justice contaminée et polluée», Pascal Garbarini a laissé entendre que des recours seraient déposés devant la Cour de Cassation et les juridictions européennes.

«Cour birmane»

Il a conclu son intervention, saluée d'une longue salve d'applaudissements, par un «à bientôt au troisième procès».

Comme il l'avait fait à l'audience, Antoine Sollacaro a quant à lui qualifié la cour d'asssises spéciale de «cour birmane», ajoutant qu'elle n'était à ses yeux qu'«un théâtre d'ombres» géré par des «faussaires».

Rachida Dati a dénoncé ce dimanche des «propos inadmissibles». «Ces propos, attribués aux défenseurs d'une personne mise en cause devant la Cour d'assises de Paris, sont odieux et insultants à l'égard des magistrats», indique la Garde des Sceaux dans un communiqué.

«L'honneur des juges» bafoué

«Quelle que soit la cause que l'on défend, il est intolérable de jeter d'une façon aussi outrancière le discrédit sur l'institution judiciaire et de bafouer de la sorte l'honneur des juges qui exercent leur office au nom du peuple français», conclut la ministre de la Justice.

Yvan Colonna et ses cinq avocats se sont retirés du procès mercredi dernier après le rejet d'une nouvelle demande de reconstitution sur les lieux du crime perpétré le 6 février 1998 à Ajaccio.