Sony France: quelques avancées mais rien sur le montant des indemnités

SOCIAL Le PDG et les syndicats ont tenu une réunion de négoications à la sous-préfecture...

Avec agence

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Le site Sony de Pontonx-sur-l'Adour, le 5 décembre 2008.
Le site Sony de Pontonx-sur-l'Adour, le 5 décembre 2008. — AFP / DANIEL VELEZ

Ils ont négocié, mais ne sont pas satisfaits. Les syndicats de Sony France ont rencontré, vendredi, leur direction au cours d'une réunion de conciliation. Les salariés, mécontents des modalités financières du plan social prévu avant la fermeture du site, avaient retenu le PDG de Sony France toute une nuit dans l'usine de Pontonx-sur-l'Adour, avant de le libérer vendredi matin.

«Je suis content d'être libre et de retrouver la lumière du jour», avait alors déclaré Serge Foucher en sortant, avant de monter dans un minibus en compagnie du sous-préfet Jacques Delpey et de représentants syndicaux.


Des indemnisations insuffisante
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La réunion à Dax entre les salariés et la direction a permis quelques avancées sur les mesures d'accompagnement du plan social mais «aucune» sur le montant des indemnités de licenciement, selon les syndicats. Elles concernent «le traitement des seniors, l'allongement du congé reclassement et l'enveloppe complémentaire sur la formation qualifiante», a déclaré Patrick Hachaguer, délégué CGT.

Ces points de discussion «doivent être consignés dans un accord de fin de conflit», a précisé le syndicaliste ajoutant qu'il souhaitait que l'accord soit approuvé par les salariés avant sa signature définitive. Les indemnités qui sont proposées aux salariés landais sont «inférieures d'environ 50% à celles qui avaient été proposées lors du dernier plan social de Sony France», a-t-il regretté.

Pas de pilote dans l'avion

Le président du conseil général des Landes Henri Emmanuelli (PS) avait réagi vendredi matin en déclarant que «tout se passe comme si, en matière industrielle, il n'y avait plus de pilote dans l'avion». «Il n'est pas étonnant, dans ce contexte, que les salariés aient le sentiment de ne pouvoir compter que sur eux-mêmes et en arrivent à des solutions extrêmes», a-t-il indiqué. Le PDG de Sony France était venu rencontrer une dernière fois, jeudi, les 311 salariés avant la fermeture du site le 17 avril, lorsqu'il a été bloqué dans les locaux.

Sony France avait annoncé en décembre dernier la fermeture du site de Pontonx-sur-l'Adour, qui existe depuis 1984 et est spécialisé dans la fabrication de bandes magnétiques, principalement vidéos (VHS). Il s'était également diversifié dans la restauration et la numérisation d'archives vidéo et la production de films plastiques de protection.