Le PS se déchire sur fond d'Européennes

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La paix ne sera pas revenue longtemps au Parti socialiste. Malgré un appel au calme et au rassemblement lancé, hier, par Ségolène Royal, le parti s'apprête à désigner ses listes de candidats aux élections européennes des 6 et 7 juin, dans une atmosphère fratricide.

Appelés à voter, ce soir, pour entériner les désignations des candidats, des militants, irrités, pourraient réserver des surprises à leur direction. Fin connaisseur des réflexes militants, le sénateur-maire PS de Dijon, François Rebsamen, a prévenu, hier, la direction du PS du « risque » que les sections locales rejettent la liste proposée par l'équipe de Martine Aubry dans le Centre, menée par le fabiusien Henri Weber. Autre secteur sensible, le Sud-Est. François Rebsamen a beau estimer que « Vincent Peillon est une très bonne tête de liste », qui « fera un très bon résultat », le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, ne l'entend pas ainsi. Furieux de ce parachutage, le royaliste est parti au combat. Il a élargi sa fronde à toutes les listes élaborées par la direction. Sa pétition revendique plus de 600 signataires, avec des députés, des sénateurs et quatre présidents de région. Ambiance. ■