Lettres de menaces avec balles: le corbeau donne signe de vie

ENQUETE Il a adressé un courrier à l'avocate d'un Montpelliérain qui avait été soupçonné dans un premier temps par la police avant d'être remis en liberté...

Avec agence

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L'enquête sur les lettres de menaces de mort adressées à des personnalités de droite et à certains médias repart à zéro après la remise en liberté d'un homme initialement suspecté qui dénonce une "petite vengeance" de son ex-compagne.
L'enquête sur les lettres de menaces de mort adressées à des personnalités de droite et à certains médias repart à zéro après la remise en liberté d'un homme initialement suspecté qui dénonce une "petite vengeance" de son ex-compagne. — Boris Horvat AFP

L'auteur des lettres de menaces de mort accompagnées d'une balle envoyées notamment à des personnalités de droite s'est à nouveau manifesté ce mercredi dans un courrier à l'avocate d'un Montpelliérain qui a été soupçonné d'être le corbeau avant d'être remis en liberté, selon une source judiciaire.

Dans ce courrier daté du 9 mars adressé à Maryse Pechevis, l'auteur, ou les auteurs, des menaces dit être «désolé» du placement en garde à vue de son client, un homme de 47 ans, la semaine passée, selon cette source, confirmant une information de «Libération».

«Nous les combattants cellule 34»

«On n'accuse pas les individus comme cela», écrit l'auteur qui commence sa lettre par «nous les combattants cellule 34». Le lieu d'expédition de cette nouvelle lettre n'était pas identifiable dans l'immédiat.

Les enquêteurs «rattachent» cet envoi à ceux reçus ces dernières semaines notamment par le président Nicolas Sarkozy, le sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, ou encore les ministres de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, de la Justice Rachida Dati et de la Culture Christine Albanel, a précisé cette source.

Rouillan, Coupat, Colonna...

Pour s'authentifier, l'auteur donne dans sa lettre des précisions sur les munitions adressées dans ces précédents envois: «Ce sont des 9 mm par full metal jacket 12.4g et 8.00 g d'ogive blindée de marque GECO.»

Annonçant une «phase 2 de l'opération», le corbeau demande dans son courrier à Maryse Pechevis «l'arrêt des reconduites à la frontière, la remise en liberté de Jean-Marc Rouillan (cofondateur d'Action directe, ndlr), de Julien Coupat (soupçonné de sabotages contre des lignes SNCF, ndlr), l'arrêt de la parodie de justice contre Yvan Colonna».