Rachida Dati se défend bec et ongles

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« L'intrigante », comme la surnomment les auteurs du livre Belle-Amie (Ed. du Moment), contre-attaque. Rachida Dati « assume son bilan » et assure que son prochain départ de la Chancellerie, après le vote de la loi pénitentiaire attendu début mai, ne correspond en rien à une « disgrâce », dans un entretien publié samedi dans Le Journal du Dimanche. « Je suis fière d'avoir appliqué la feuille de route que le Président m'a confiée », déclare la ministre, placée en deuxième position, derrière Michel Barnier, sur la liste UMP en Ile-de-France aux prochaines européennes. « Le programme de la campagne est accompli. Cela n'a pas été simple mais j'ai mené à bien trente réformes en vingt-quatre mois », insiste-t-elle. Côté vie privée, elle demande que l'on « respecte le père » de sa fille, dont elle n'a jamais dévoilé l'identité, se plaignant d'être « suivie en permanence par un paparazzi ». « Je ne suis pas une intrigante, mais une bosseuse », tranche la ministre, en réponse aux attaques proférées à son encontre. ■L. de C.