La grand-mère retrouvée morte avec son petit-fils au fond d'un canal avait pris de fortes doses de médicaments

ENQUETE L'expertise médicale relance la piste du suicide, alors que le petit garçon avait aussi absorbé un traitement pour adulte...

J.M. avec agence

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Le lendemain, le parquet de Morlaix avait ouvert une enquête pour "disparition inquiétante", tandis que la gendarmerie explorait les environs de Carhaix et notamment les cours d'eaux et les étangs.
Le lendemain, le parquet de Morlaix avait ouvert une enquête pour "disparition inquiétante", tandis que la gendarmerie explorait les environs de Carhaix et notamment les cours d'eaux et les étangs. — Fred Tanneau AFP

«On peut penser que c'est un suicide.» Le vice-procureur de Morlaix a livré les conclusions de l'expertise médicale effectuée après la mort d'une grand-mère et son petit-fils, retrouvés en février dans une voiture au fond d'un canal à Carhaix. Rosine, 70 ans, avait des doses «très importantes» d'anxiolytiques dans le sang. Quant au petit Théo, on lui avait administré une dose pour adulte d'un sirop contre la toux.

Du sirop que Rosine avait elle-même absorbé, à une dose dix fois supérieure à celle qui est habituellement prescrite. Pour l'expert médical, ces médicaments n'ont pas été pris en dose mortelle, mais ont «provoqué un état de somnolence». «On ne saura jamais si elle a pris ces médicaments et qu'ensuite, elle a eu cet accident. Mais le suicide est plus probable», a estimé le vice-procureur.

Rosine et Théo avaient disparu le 10 février dernier. C'est la mère du petit garçon qui avait donné l'alerte en milieu de soirée après avoir constaté que la maison de la grand-mère qui gardait l'enfant était vide et que la voiture n'était plus au garage. La voiture de Rosine avait été découverte par 4 mètres de fond, portières et vitres fermées, ceintures de sécurité détachées, dans le canal où le fils de Rosine avait été retrouvé mort en 1990. La piste du suicide avait alors déjà été évoquée.