Procès Colonna: d'autres membres du commando dans la nature?

JUSTICE Un des sept condamnés a annoncé qu'ils étaient plus nombreux à en faire partie...

J.M. avec agence

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A la barre, plusieurs témoins présents sur les lieux du crime sont venus dire qu'ils ne reconnaissaient pas l'accusé. Le dernier en date, Cédric Leprévost, a affirmé mardi matin "ne pas reconnaître Yvan Colonna comme étant l'un des deux hommes" à l'attitude "bizarre" qu'il avait aperçus "postés" dans une rue adjacente le soir du 6 février.
A la barre, plusieurs témoins présents sur les lieux du crime sont venus dire qu'ils ne reconnaissaient pas l'accusé. Le dernier en date, Cédric Leprévost, a affirmé mardi matin "ne pas reconnaître Yvan Colonna comme étant l'un des deux hommes" à l'attitude "bizarre" qu'il avait aperçus "postés" dans une rue adjacente le soir du 6 février. — Benoit Peyrucq AFP/Archives

Des «pressions», un «conditionnement» exercés par la police pour citer Colonna. Après Michèle Alessandri, c'était au tour de Joseph Versini, condamné pour complicité dans l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998, d'affirmer jeudi qu'un scénario «tout ficelé» lui a été imposé il y a dix ans, au cours de sa garde à vue.

Joseph Versini a même laissé entendre, à l'instar de Didier Vinolas, que certains n'auraient jamais été interpellés. Lors de l'attaque de gendarmerie de Pietrosella, dans laquelle l'arme de l'assassinat a été dérobée, «on était plus que sept», a-t-il affirmé sans plus de précisions.

Les autres membres du commando déjà condamnés doivent encore être entendus. Tous avaient désigné Yvan Colonna comme étant l'assassin du préfet Erignac, avant de se contredire, de façon jugée peu convaincante lors du premier procès.