Dissensions et colère à la barre

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Après l'émotion mercredi, la colère s'est exprimée hier à la barre du tribunal correctionnel. A tour de rôle, les présidents des différentes associations de victimes ont pris la parole, chacun évoquant ses attentes du procès. Au nom des anciens salariés, Jacques Mignard, président d'AZF Mémoire et Solidarité a été le premier à témoigner de sa journée du 21 septembre qu'il a passé à « sortir des corps ». Sans ciller, il a tenu à dénoncer « l'oubli de ses camarades ». Pour sa part, Gérard Ratier, le président de Familles endeuillées, a réservé son courroux à Total. « Les responsabilités se situent au niveau du groupe pétrolier, dernier propriétaire du site. Cela ne se serait jamais produit si une frontière étanche entre le nord et le sud avait existé », entre les produits chlorés et les ammonitrates. Il a aussi tenu à dénoncer les agissements de la commission d'enquête interne, qui est intervenue juste après l'explosion. Un point qui a « fait l'objet d'un non-lieu », a rappelé le président Le Monnyer. ■Béatrice Colin