Enseignants-chercheurs: entre 24.000 et 43.000 manifestants ce jeudi

UNIVERSITE Malgré les avancées obtenues sur le décret réformant leur statut...

Avec agence

— 

Certains scandaient "l'autonomie des facs pour le gouvernement, c'est tous dans la merde sauf celles qui ont de l'argent".
Certains scandaient "l'autonomie des facs pour le gouvernement, c'est tous dans la merde sauf celles qui ont de l'argent". — Lionel Bonaventure AFP

Ils étaient encore entre 24.000 et 43.000 enseignants-chercheurs et étudiants à manifester ce jeudi en France, selon un décompte non exhaustif des bureaux de l'AFP à 18h portant sur 17 villes. Malgré l'avancée des négociations avec Valérie Pécresse et sa médiatrice, ils ont de nouveau défilé contre les réformes gouvernementales dans l'enseignement supérieur.

>> Pour consulter notre carte interactive de la mobilisation, cliquez ici

A Paris, entre 9.000 (police) et 20.000 (FSU) personnes ont manifesté de la place Denfert-Rochereau au métro Varenne, derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire: «Universitaires, chercheurs, Biatoss, ITA, étudiants unis pour l'enseignement supérieur et la recherche» (les Biatoss et ITA sont des personnels administratifs, techniciens, ingénieurs et bibliothécaires, ndlr).

A Lyon, près de 2500 enseignants-chercheurs et étudiants ont défilé de la Place des Terreaux (1er) jusqu'à la Bourse du travail (3e). Ils étaient entre 2.000 à 3.200 à Rennes, entre 2.000 à 3.000 à Toulouse, entre 1.700 et 2.000 à Nantes.

A Grenoble, entre 800 et 2.500 étudiants, enseignants-chercheurs, mais aussi salariés de Caterpillar et Schneider Electric ont manifesté puis se sont rassemblés devant le siège du Medef.

Une manifestation à Bordeaux a réuni entre 1.800 et 2.500 personnes selon les sources, en majorité des étudiants. A Montpellier, entre 800 et 1.000 ont battu le pavé, à Caen, on en relevait entre 1.200 et 1.500.

A Lille, le cortège a compté environ 500 personnes (moitié des enseignants-chercheurs et moitié étudiants), à Aix-en-Provence et Marseille, ils étaient entre 200 et 1.000 et entre 280 à 300 à Nice.

A Nancy, ils étaient entre 500 et 1.200, selon les sources, à Tours, entre 250 et 300, à Brest, entre 160 et 200, entre 200 et 300 à Quimper, en majorité des étudiants notamment de l'IUT, ou encore entre 200 et 250 à Strasbourg.

A noter qu'à Saint-Etienne, la fermeture administrative du principal site de l'Université Jean-Monnet (UJM), décrétée mardi, n'était toujours pas effective ce jeudi, à cause de son occupation par des étudiants qui organisent son blocage. Quelque 6.000 étudiants n'avaient pas cours.

A Toulouse, la faculté de lettres du Mirail a voté jeudi matin un blocage total de l'université avec suspension des cours à partir de jeudi soir. L'université des Sciences Paul Sabatier a de son côté voté le principe de blocage avec une mise en oeuvre prévue pour le début de semaine prochaine.