Montpellier: Le suspect libéré victime d'une vengeance personnelle

ENQUÊTE ucune charge n'a été retenue contre lui...

Avec agence

— 

Le parquet de Paris a prolongé jeudi la garde à vue de l'homme de 47 ans interpellé mercredi à Montpellier dans l'enquête sur l'envoi de lettres de menaces de mort et qui conteste être l'auteur de ces courriers anonymes, a annoncé une source judiciaire.
Le parquet de Paris a prolongé jeudi la garde à vue de l'homme de 47 ans interpellé mercredi à Montpellier dans l'enquête sur l'envoi de lettres de menaces de mort et qui conteste être l'auteur de ces courriers anonymes, a annoncé une source judiciaire. — Pascal Guyot AFP

Il niait les faits, et aucune preuve ne pesait contre lui, sa garde à vue a été levée. L'informaticien de 47 ans suspecté d'être l'auteur des menaces de mort accompagnées de balles envoyées à Nicolas Sarkozy et plusieurs autres personnalités a été libéré jeudi vers 23h. Aucune charge n'est retenue contre lui. Son avocate, Me Maryse Pechevis, a aussitôt réagi en dénonçant la violation de «l'intégrité» de son client. Me Maryse Pechevis a déclaré être «très en colère à l'égard de l'ex-compagne de (son) client qui a fait de la délation» car «elle n'avait aucun élément probant pour le dénoncer.»

Dans la journée de jeudi, une lettre reprenant les mêmes termes que ceux employés dans les courriers précédents, mais sans balle et complétée d'un court texte, a été reçue à l'Agence France-Presse. Le courrier reçu à l'AFP, une enveloppe kraft sur laquelle figure un cachet en date du 4 mars avec un code correspondant à Montpellier, ne contenait pas de balle, mais une languette de papier portant la mention: «On ne mets pas les munitions 9mm para voir srpj les 1000 combattants».

Une autre lettre pour Jacques Blanc


Le sénateur UMP de Lozère Jacques Blanc, qui avait déjà reçu un courrier de menaces le 27 février, a également été destinataire mercredi d'une lettre comparable. Les menaces de mort, accompagnées d'une balle, reçues ces derniers jours par plusieurs personnalités, dont le président Sarkozy, étaient signées «les 1000 combattants Cellule 34».

Le texte complémentaire accompagnant la lettre parvenue à l'AFP fait notamment référence à Jacques Blanc, indiquant: «on sait bien que c'est les psy de la police et des autres services de l'état qui t'on demandé de nous faire passer pour des cinglés».

Cela peut être «n'importe qui»

De source proche de l'enquête, on notait que l'enveloppe kraft, portant une étiquette blanche et postée à Montpellier ressemble aux courriers antérieurs, ce qui conduit à prendre ces nouveaux envois au sérieux. Mais, notait cependant avec prudence un enquêteur, «n'importe qui est susceptible de récupérer le contenu de la lettre initiale sur internet».

Le suspect avait été interpellé mercredi à son domicile à Montpellier sur dénonciation de son ex-compagne. Selon une source proche du dossier cette dernière avait «alerté la police car il aurait employé pour la menacer des termes proches de ceux utilisés dans les lettres».