Une série de mesures annoncée au premier jour de la grève à la Réunion

OUTRE-MER Le collectif local maintient son appel la grève illimitée à partir de mardi...

Julien Ménielle

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Un appel à une grève générale et reconductible contre la vie chère et pour des hausses salariales a été lancé jeudi à La Réunion par le collectif réunionnais Cospar, à l'issue de deux manifestations à Saint-Denis et Saint-Pierre, au nord et au sud de l'île.
Un appel à une grève générale et reconductible contre la vie chère et pour des hausses salariales a été lancé jeudi à La Réunion par le collectif réunionnais Cospar, à l'issue de deux manifestations à Saint-Denis et Saint-Pierre, au nord et au sud de l'île. — Richard Bouhet AFP/Archives

Le préfet de la Réunion Pierre-Henry Maccioni a annoncé ce jeudi une première série de mesures, dont une baisse du prix de la bouteille de gaz et du carburant, mais le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion (Cospar) a annoncé qu'il maintenait son mot d'ordre de grève.

Concernant la principale revendication du collectif, à savoir une hausse de 200 euros nets des bas salaires, le préfet a annoncé une participation de l'Etat à hauteur de 100 euros, comme aux Antilles, et l'exonération totale de charges sociales pour la part qui versée par les entreprises. «J'ai regardé les 62 revendications du collectif de la Réunion, il y a sur la table du préfet toutes les réponses», avait assuré le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo sur France Info.

Appel à la grève générale et reconductible

Sur place, les forces de l'ordre ont évacué un barrage installé par des jeunes à l'entrée de la Route du littoral, l'un des principaux axes de la Réunion, alors qu'une grande surface a dû fermer après une manifestation.

Un appel à une grève générale et reconductible à partir de mardi contre la vie chère et pour des hausses salariales a été lancé un peu plus tôt par le Cospar.

Alors que la Guadeloupe a signé un accord et que la Martinique négocie, l'île de l'océan Indien a commencé ce jeudi un premier mouvement de grève d'une journée, avec des revendications similaires aux autres départements d'Outre-mer. Après des manifestations ayant rassemblé 35.000 personnes, selon les organisateurs, 12.000, selon la préfecture, le Cospar a donc décidé de durcir le ton.

Le Medef sur la sellette

Du nord au sud, de Saint-Denis à Saint-Pierre, la population était appelée à descendre dans la rue et à se joindre aux deux manifestations prévues. «C'est un grand succès», s'est félicité Jean-Hugues Ratenon, un des porte-parole du collectif.

Les discours prononcés à l'issue des manifestations étaient très critiques vis-à-vis du Medef local auquel il a été reproché de ne pas avoir ouvert de négociations alors que le collectif réunionnais s'est constitué dès le 10 février. D'ici à mardi, des opérations coup de poing doivent être organisées sur l'île.