Pour la justice, Laurence Parisot n'a pas été diffamée

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La présidente du Medef, Laurence Parisot, a essuyé un revers judiciaire hier face à un ex-président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) qu'elle poursuivait en diffamation. La « patronne des patrons » reprochait à Daniel Dewavrin d'avoir affirmé qu'elle connaissait l'existence des retraits de fonds suspects au sein de l'UIMM, sa plus grosse fédération.

Selon son entourage, Laurence Parisot est « très déçue et accablée par cette décision ». Elle soutient qu'elle n'a eu connaissance de l'existence de ces pratiques que « la veille de la publication des faits dans la presse », en septembre 2007. Daniel Dewavrin, à la tête du patronat de la métallurgie de 1999 à 2006, a prétendu le contraire sur France Inter, le 8 mars 2008. « Elle ne dit pas qu'elle savait depuis longtemps que ces choses-là existaient, qu'elle en a tiré profit pour mener sa politique », avait-il soutenu. Des propos jugés diffamatoires par Laurence Parisot. Pas par la justice. ■