La Guadeloupe peine à sortir de la grève

Laure de Charette (avec AFP)

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Vers un conflit sans fin ? Après 42 jours de grève générale, le mouvement le plus long en France depuis vingt ans, le LKP (Collectif contre l'exploitation) a encore durci le ton dimanche soir. Elie Domota, son leader, a annoncé que les militants allaient « passer d'entreprise en entreprise » pour faire signer l'accord sur l'augmentation de 200 euros des bas salaires, le Medef local ayant refusé de le signer. En réponse, le préfet Nicolas Desforges a déployé des gendarmes mobiles pour « éviter l'irruption de manifestants dans les entreprises ».

Hier, un millier de personnes se sont rassemblées devant le centre commercial Destrelland de Baie-Mahault, près de Pointe-à-Pitre, propriété d'une grande famille de békés. Ils ont manifesté devant les portes closes des magasins, sous les yeux des gendarmes.

Parallèlement, le président du Medef local, Willy Angèle, a estimé hier dans Le Parisien que les dépôts de bilan seraient tels après la grève que le chômage passerait de 23 % à « plus de 30 % ». Le LKP devait dire tard hier si la grève continue. ■