Ça coince de 50 euros en Martinique

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Les 200 euros posés sur la table n'ont pas suffi aux syndicats. Les négociations sur une hausse des salaires en Martinique ont à nouveau échoué dans la nuit de samedi à dimanche. Etat, collectivités, patronat et syndicats se retrouvent aujourd'hui.

« Nous avons obtenu que les employeurs, la préfecture et les collectivités s'engagent sur 200 euros net mensuels pour les bas salaires allant jusqu'à 1,4 smic, mais notre revendication, c'est 250 euros », a déclaré Ghislaine Joachim-Arnaud du Collectif du 5 février, initiateur du mouvement calqué sur le voisin guadeloupéen. Résultat, « la grève continue ».

Les organisations patronales ont dénoncé l'attitude du collectif, qui aurait « sorti 50 euros de plus, tel un lapin de son chapeau », déplore le président de la chambre d'agriculture, Guy Ovide-Etienne. « Chaque fois qu'on approche d'un accord, des gens font de la surenchère de part et d'autre », a regretté le président du conseil général (app.PS) Claude Lise. ■