Des actions pour maintenir la pression

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Un second souffle. La coordination nationale des universités a appelé à « densifier » la grève active par la multiplication de conférences et de cours hors les murs aujourd'hui. Avec deux zones scolaires sur trois encore en vacances, le mouvement des universités craint un essoufflement de la mobilisation cette semaine, surtout de la part d'enseignants-chercheurs parfois en grève depuis quatre semaines et aspirant à reprendre les cours.

Point noté avec satisfaction par la coordination nationale des universités vendredi dernier, l'entrée en masse des étudiants dans le mouvement. Comme on pouvait le constater à Paris jeudi dernier, ceux-ci sont maintenant nettement plus nombreux que leurs professeurs dans les manifestations. Conséquence : les revendications se font plus exigeantes, les syndicats étudiants n'hésitant pas à réclamer l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités, votée en août 2007 et déjà appliquée à une vingtaine de facs. ■