Le Délibéré est prévu pour la fin du mois de novembre

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Quatre mois d'audience et plus d'une vingtaine de pistes à passer en revue. Les temps forts risquent d'être nombreux durant ce procès. Le premier doit avoir lieu à la fin de la semaine.

Dès mercredi Le tribunal examinera la citation directe du groupe Total, maison mère d'AZF, et de son PDG de l'époque, Thierry Desmarest. Si la cour suit cette demande, cela pourrait bouleverser le procès car le groupe pétrolier viendrait alors s'asseoir sur le banc des prévenus, ce qu'il a tout fait pour éviter jusqu'à présent.

La semaine prochaine La parole sera donnée aux victimes. Les représentants des associations ou d'ex-salariés pourront s'exprimer sur leur douleur ou leurs attentes du procès. On entrera aussi dans le vif du sujet à travers un rappel de l'explosion survenue le 21 septembre et ses conséquences sur la population. L'histoire du site et sa gestion suivront.

Mi-mars Les différentes enquêtes seront abordées. C'est durant cette semaine que certains témoins hors normes pourraient faire leur entrée. C'est ainsi que le tribunal comptait entendre le 19 mars Jacques Chirac, Lionel Jospin, Laurent Fabius, mais aussi le préfet de l'époque, Hubert Fournier, ou encore l'ancien procureur de la République Michel Bréard et le juge d'instruction qui a mené l'enquête, Thierry Perriquet.

Début mai La thèse retenue par l'accusation sera abordée et, en fin de mois viendra le temps des plaidoiries des parties civiles, de la défense et les réquisitions.

Novembre Le délibéré devrait être rendu dans le courant de la deuxième quinzaine du mois. ■