Procès Colonna: Dider Vinolas lâche le nom de «Monsieur X»

JUSTICE Le mystérieux informateur a été entendu par les magistrats chargés du supplément d'enquête...

J.M. avec agence

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Christophe Teissier, un des avocats généraux au procès en appel d'Yvan Colonna, a estimé que de nouvelles investigations pouvaient être ordonnées par la cour d'assises à condition qu'elles se bornent aux seuls "éléments nouveaux" révélés par Didier Vinolas.
Christophe Teissier, un des avocats généraux au procès en appel d'Yvan Colonna, a estimé que de nouvelles investigations pouvaient être ordonnées par la cour d'assises à condition qu'elles se bornent aux seuls "éléments nouveaux" révélés par Didier Vinolas. — Bertrand Guay AFP

Même suspendu, le procès Colonna continue de rebondir. Une source proche de l'enquête, confirmant une information de «Libération», annonce que Didier Vinolas s'est mis à table. L'ancien collaborateur du préfet Erignac a révélé ce vendredi aux deux magistrats de la cour d'appel spécial l'identité de «Monsieur X».

Le fameux informateur, Michel Poirson, un ancien de la Direction centrale des Renseignements Généraux (DCRG), a été entendu dans la foulée. Le site du quotidien présente l'homme comme un personnage controversé, qui aurait déjà tenté de monnayer ses informations par le passé.

Didier Wacogne reste président de la cour

Un peu plus tôt, la cour d'appel de Paris a rejeté, ce vendredi, la demande de récusation du président Didier Wacogne, déposée la veille par les avocats du berger de Cargèse.

Ces derniers accusent le juge de «déloyauté», et lui reprochent de ne pas leur avoir transmis la lettre dans laquelle Didier Vinolas annonçait détenir des informations jugées cruciales. Le premier président de la cour d'appel, Jean-Claude Magendie, a dit que ce geste ne faisait «qu'étayer l'impartialité du président (Wacogne) qui a réservé les éléments figurant dans ce document au débat contradictoire dans le cadre de la collégialité de la cour d'assises».

Continuer de «dénoncer le manque d'impartialité»

«Ce n'est pas une surprise, c'est le premier président qui a désigné M. Wacogne pour présider ce procès, il n'avait pas du tout envie de se déjuger», a réagi Pascal Garbarini, un des avocats de Colonna, affirmant que la défense allait continuer de «dénoncer le manque d'impartialité constaté».

C'est donc bien Didier Wacogne qui présidera la cour ce lundi, à l'occasion de la réouverture du procès. En début d'après-midi, les débats reprendront sur les éléments recueillis au cours du supplément d'enquête accordé jeudi.