Après une nuit agitée à la Sorbonne, le rectorat porte plainte pour dégradations

EDUCATION Entre 200 et 250 étudiants ont occupé cette nuit un amphithéâtre pour protester contre les réformes du gouvernement...

Avec agence

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Satisfaits du budget 2008 de l'Enseignement supérieur, les présidents d'universités ont néanmoins jugé "insuffisants" mercredi les moyens alloués à la lutte contre l'échec des étudiants et regretté l'absence de créations de postes, alors qu'ils doivent recruter des cadres pour accéder à une pleine autonomie.
Satisfaits du budget 2008 de l'Enseignement supérieur, les présidents d'universités ont néanmoins jugé "insuffisants" mercredi les moyens alloués à la lutte contre l'échec des étudiants et regretté l'absence de créations de postes, alors qu'ils doivent recruter des cadres pour accéder à une pleine autonomie. — Joel Saget AFP/archives

Un bref souvenir de CPE dans les murs prestigieux de l'université Paris-IV et une action en justice pour la route. Selon «le Parisien», Le rectorat de Paris a déposé une plainte ce vendredi matin «pour dégradations» et «violence sur agent» au commissariat du 5e arrondissement de Paris.

Près de 250 étudiants ont occupé l'amphithéâtre Turgot de la Sorbonne jeudi soir avant de se faire déloger vers une heure du matin. «Ce qui est en train de se passer, c'est le début d'une radicalisation car le gouvernement ne nous écoute pas», a expliqué le vice-président étudiant de l'université, Maxime Lonlas.

Après la manifestation de jeudi après-midi, forte de 15 000 à 30 000 personnes, un groupe s’en est allé prendre ses aises à la Sorbonne en début de soirée. Les forces de l'ordre se sont postées rapidement autour de l'université, mais elles ont attendu pour les évacuer, la demande du rectorat tardant. Quelques bousculades ont accompagné leur sortie.

«Sorbonne en Grèce»

Le rectorat a lancé un constat d'huissier. Parmi les découvertes, des graffitis à la bombe de peinture, aux slogans vindicatifs «Sorbonne en Grèce» ou «UNEF = MEDEF», barrant certains murs de l'amphi. Un agent de sécurité a aussi été blessé au genou quand les étudiants ont forcé, vers 20 heures, les portes pour pénétrer l'université. Il a été hospitalisé une partie de la nuit.

Les preneurs d’amphis dénoncent notamment la réforme du statut des enseignants-chercheurs, celle de la formation des enseignants et les suppressions de postes.