Après une dispute avec leur copine, deux fillettes de CM2 profanent la tombe de son petit frère

CIMETIERE Le parquet de Quimper a demandé leur mise en examen pour violation de sépulture ce vendredi après-midi...

M.Gr. avec agence

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Deux fillettes de 10 et 11 ans ont été mises en examen pour violation de sépulture après le saccage de la tombe d'un bébé à Douarnenez (Finistère), a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Quimper.
Deux fillettes de 10 et 11 ans ont été mises en examen pour violation de sépulture après le saccage de la tombe d'un bébé à Douarnenez (Finistère), a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Quimper. — Boris Horvat AFP/Archives

Elles ont 10 et 11 ans. Vendredi 6 février, vers midi, elles ont profané la sépulture d'un bébé décédé au coeur du cimetière de Douarnenez. Elles ont brisé des plaques funéraires, arraché des plantes, détruit et éparpillé des fleurs en plastique. Ce sont les parents du petit, mort-né en octobre, qui ont constaté cet acte de vandalisme, mardi dernier, en se rendant sur les lieux de mémoire.

Indigné par cet «acte barbare», le père s'est tout de suite rendu à la gendarmerie. L'enquête a été conclue rapidement. Les deux fillettes, habitant le même quartier de Douarnenez, ont été interpellées. Elles se trouvaient dans la même classe que la soeur du petit disparu. La raison de cette violence symbolique est dérisoire. Une banale dispute enfantine, début février. Elles ont profité de la pause déjeuner, vendredi dernier, pour se venger de leur camarade.

«Les enfants n'ont pas forcément conscience de la symbolique des tombes»

L'enfant âgée de 10 ans, «l'auteur principale» selon les gendarmes, a reconnu les faits. La fillette de 11 ans nie toute participation aux actes de vandalisme. Elle refuse catégoriquement de réaliser la portée de son geste.

«Elles sont convoquées le 11 mars avec leurs parents pour que le juge des enfants leur notifie leur mise en examen et les infractions qui leur sont reprochées», a précisé le procureur, Eric Tuffery. «Les enfants n'ont pas forcément conscience de la symbolique des tombes», souligne-t-il, avant de minimiser cette demande rarissime: «La mise en examen d'enfants aussi jeunes est rare, mais cela arrive.»