Martine Aubry craint la contagion du «sentiment de ras-le-bol» antillais en métropole

DECLARATION La faute à Nicolas Sarkozy, qui «reste sourd aux attentes des Français»...

J.M. avec agence

— 

Plus d'un million de personnes (1.080.000) selon la police, et 2,5 millions selon la CGT, ont défilé en France jeudi dans les manifestations, à l'occasion de la journée d'action intersyndicale contre la politique sociale du gouvernement.
Plus d'un million de personnes (1.080.000) selon la police, et 2,5 millions selon la CGT, ont défilé en France jeudi dans les manifestations, à l'occasion de la journée d'action intersyndicale contre la politique sociale du gouvernement. — Bertrand Guay AFP

Alors que la Réunion a à son tour appelé à la grève générale, Martine Aubry craint une propagation des événements à la métropole. Dans une interview publiée ce vendredi dans le «Parisien», la première secrétaire du PS explique que cette crainte est justifiée, «notamment parce que le président de la République reste sourd aux attentes des Français».

Pour Aubry, «le sentiment d'injustice aux Antilles est d'autant plus fort que la vie y est plus chère qu'en métropole». Mais la patronne du PS redoute «que le sentiment de ras-le-bol des Guadeloupéens et des Martiniquais se diffuse ici». «Il faut tout faire pour que cela n'arrive pas», conclut-elle.