Yves Jégo reprend les négociations en Guadeloupe

OUTRE MER - Le secrétaire d'Etat est arrivé sur l'île avec deux médiateurs nommés par François Fillon...

J.M. avec agence

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Le retour lundi à Paris du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a été mal ressenti en Guadeloupe, où des élus ont appelé à une "journée île morte" pour protester contre le départ soudain du ministre, qui a été reçu dans l'après-midi par le Premier ministre François Fillon.
Le retour lundi à Paris du secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a été mal ressenti en Guadeloupe, où des élus ont appelé à une "journée île morte" pour protester contre le départ soudain du ministre, qui a été reçu dans l'après-midi par le Premier ministre François Fillon. — Cyril Folliot AFP

Il l'avait dit, il l'a fait. Les pieds tout juste posés sur le tarmac guadeloupéen, dans la nuit de mardi à mercredi, Yves Jégo s'est fendu d'une déclaration. Flanqué de ses deux médiateurs, le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer assurant qu'«au total, dès cette année, l'Etat mobilisera près de 180 millions d'euros pour la mise en oeuvre de tous les points évoqués dans les négociations».

Pour tenter de dissiper le ressentiment né de son départ en catimini dimanche soir, Yves Jégo rencontrera différentes personnalités locales dans la matinée. Ensuite, des négociations entre le patronat guadeloupéen et le LKP, à l'origine de la grève générale qui affecte l'île depuis le 20 janvier, doivent s'ouvrir à la préfecture de Basse-Terre.

Négociations entre deux avions

Des négociations qui s'annoncent houleuses, l'Etat ayant déjà annoncé son refus de participer au financement de la hausse réclamée de 200 euros sur les bas salaires. Si l'incompréhension prédominait chez le patronat local, Elie Domota, on annonçait du côté du LKP la poursuite «et le renforcement» de la grève générale.

Yves Jégo s'est donc attaché à souligner que les mesures annoncées «sont une réponse directe aux attentes exprimées tout au long de la semaine» et «la traduction des négociations (...) menées avec l'ensemble des forces vives». Selons lui, ces mesures doivent être considérées comme «la traduction de l'engagement de tout notre pays».

La semaine risque cependant d'être longue pour le secrétaire d'Etat, d'autant qu' avant de rentrer à Paris vendredi pour le conseil des ministres, il est attendu en Martinique. Les syndicats du «collectif du 5 février» y ont appelé à la poursuite de la mobilisation afin d'obtenir une augmentation de près de 450 euros des bas salaires. Ils ont obtenu gain de cause mardi soir sur une autre de leurs principales revendications, la baisse de 20% de 100 produits de première nécessité.

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