Qui a dit: «Yves Jégo a posé un lapin aux Guadeloupéens»?

POLITIQUE Indice, il est président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard...

Avec agence

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Au 20e jour de grève générale, la situation en Guadeloupe semblait suspendue dimanche à la concrétisation d'un pré-accord patronat-syndicats sur les bas salaires, tandis qu'à la Martinique, le mouvement social entamé jeudi n'a pas désarmé et menaçait de s'amplifier.
Au 20e jour de grève générale, la situation en Guadeloupe semblait suspendue dimanche à la concrétisation d'un pré-accord patronat-syndicats sur les bas salaires, tandis qu'à la Martinique, le mouvement social entamé jeudi n'a pas désarmé et menaçait de s'amplifier. — Julien Tack AFP/Archives

Quelques jours avant la Saint-Valentin, Yves Jégo aurait montré aux Guadeloupéenns sa conception du rencart, selon Pierre Moscovici. Yves Jégo a quitté précipitamment le DOM ce dimanche soir alors qu'il avait promis mardi dernier qu'il resterait «le temps qu'il faudrait».

Pierre Moscovici s'est dit sur LCI «assez choqué, surpris de ce départ». Yves Jégo «a posé un lapin à ses interlocuteurs syndicaux». «Il a prétexté qu'il avait 132 mesures prêtes et qu'il fallait finaliser la 133ème, en réalité il a été sans doute convoqué à Matignon, voire à l'Elysée parce que les choses ne sont pas si claires», a jugé le député du Doubs.

L'ex ministre socialiste a surfé sur le mécontentement local: «Il y a à la fois une dérobade par rapport à une colère populaire et syndicale et puis une incertitude sur le plan politique, c'est un loupé sérieux et j'imagine que ça va tendre considérablement la situation et en Guadeloupe et en Martinique».