Une nouvelle mobilisation après le 18 février?

SOCIAL Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, se dit déçu par les propositions de Nicolas Sarkozy...

Avec agence

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Des manifestations imposantes contre la politique gouvernementale face à la crise se sont déroulées jeudi matin dans plusieurs villes dans le cadre de la journée d'action à l'appel de tous les syndicats tandis que les grèves affectaient prioritairement l'Education nationale.
Des manifestations imposantes contre la politique gouvernementale face à la crise se sont déroulées jeudi matin dans plusieurs villes dans le cadre de la journée d'action à l'appel de tous les syndicats tandis que les grèves affectaient prioritairement l'Education nationale. — Philippe Huguen AFP

Les organisations syndicales devraient lundi «discuter des modalités d'une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle», sans doute «après le 18 février», date du sommet social, assure Bernard Thibault dimanche dans le «Journal du Dimanche».

Déception

«Tous les syndicats sont déçus, nous allons donc discuter des modalités d'une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle. Elle se dessine après le 18 février, date du rendez-vous avec le Chef de l'Etat car rien n'indique que nous en sortirons avec des réponses», affirme le secrétaire général de la CGT.

Les huit confédérations syndicales, qui ont signé une plate-forme de revendications communes, se retrouvent lundi pour décider des suites à donner aux manifestations du 29 janvier et aux propositions émises jeudi soir par le chef de l'Etat, qui les a conviés à une rencontre le 18 février.

«Nicolas Sarkozy veut poursuivre ses réformes, mais la crise les invalide, les choses ont changé», affirme Bernard Thibault, «par exemple, supprimer un poste de fonctionnaire pour deux départs en retraite est totalement inopportun».