Le Nouveau Parti anticapitaliste est né officiellement

POLITIQUE Le nom de la formation menée par Olivier Besancenot a été adopté...

Avec agence

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Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a officiellement vu le jour samedi, 48 heures après la dissolution de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), a constaté une journaliste de l'AFP.
Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a officiellement vu le jour samedi, 48 heures après la dissolution de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), a constaté une journaliste de l'AFP. — Stephane de Sakutin AFP

Il est né le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). La formation d'Olivier Besancenot a officiellement vu le jour samedi, 48 heures après la dissolution de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

Lancé il y a un an et demi dans le cadre de la préparation du nouveau parti, le nom NPA a finalement été adopté lors d'un deuxième tour, par 53% des 595 délégués encore présents à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour le congrès fondateur du parti qui se tient jusqu'à ce dimanche.

44% des délégués ont voté pour le Parti anticapitaliste révolutionnaire (PAR), les autres se sont abstenus. Au premier tour, NPA et PAR avaient respectivement obtenu 219 et 213 voix.

Les autres noms proposés étaient: Parti de la gauche anticapitaliste (PGA), Parti anticapitaliste (PA) et Agir (alliance ou alternative de la gauche internationaliste et révolutionnaire). Agir étant aussi le nom d'une formation d'extrême droite en Belgique, les militants n'étaient pas très chauds pour choisir ce nom.

L'union des gauches, sans le PS

Le Nouveau parti anticapitaliste s'est prononcé dimanche pour un «accord durable» avec «toutes les forces» qui se réclament de l'anticapitalisme, ne se limitant pas aux européennes, avec pour condition une indépendance totale vis-à-vis du PS.

Le texte a été voté à 76% des quelque 600 délégués présents, au troisième et dernier jour du congrès fondateur du NPA d'Olivier Besancenot qui se tient à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Depuis plusieurs semaines, Parti communiste français (PCF) et Parti de Gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon pressent le NPA de rejoindre le «front de gauche» qu'ils ont scellé en novembre sur la base du «non de gauche» au Traité constitutionnel européen (2005).

Le NPA appelle à «une unité qui ne soit pas un cartel électoral sans lendemain» et «ne se limite pas aux élections européennes mais s'étende aux régionales» (prévues en 2010), une élection où le PCF s'allie traditionnellement avec le PS.

Autre future naissance «Rouge», l'hebdomadaire trotskiste, sortira son dernier numéro jeudi prochain après 40 années d'existence. Début mars, un nouvel hebdo verra le jour pour accompagner le NPA.