Patates, abribus et couches de loc'... : nos initiatives préférées de la semaine

TESTé POSITIF Comment ça, on ne parle que des trains qui arrivent en retard? Voici sept initiatives en avance sur leur temps repérées par la rédaction de 20 Minutes cette semaine

Laurent Bainier
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Huit tonnes de pommes de terre offertes aux étudiants, ça file la patate, non?
Huit tonnes de pommes de terre offertes aux étudiants, ça file la patate, non? — Getty Images/iStockphoto

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La coop qui file la patate aux étudiants

Un cadeau de huit tonnes. C’est le poids du don de pommes de terre qu’a effectué la coopérative Le Gouessant, en Bretagne, à destination des Crous de Rennes et de Vannes. Ces légumes seront distribués gratuitement aux étudiants des campus de Rennes, Saint-Brieuc, Lannion, Brest et Vannes, particulièrement touchés par la crise. L’opération se renouvellera au cours du mois de mars, précise le groupe coopératif.

« #1cabaspour1étudiant » cartonne

La semaine dernière, deux Lyonnaises lançaient une plateforme d’entraide intitulée « 1 cabas pour 1 étudiant ». Son principe était simple : mettre en relation des volontaires et des étudiants de leur quartier afin de tisser du lien et d’offrir à ces derniers de quoi manger. Il a immédiatement séduit. Plus de 1.000 inscriptions ont été enregistrées. Les fondatrices annoncent à présent qu’elles vont étendre le système dans toute la France.

« Pour les cabas, il n’y a aucune règle fixée, ni montant minimum établi », précise Marion Dolisy Galzy, cofondatrice de la plateforme. Pas même de durée d’engagement. Les volontaires débourseront la somme qu’ils voudront au rythme qu’ils désirent. Simplement, l’aide fournie peut également prendre d’autres formes. « Dans le panier, on peut mettre des tickets de bus, des livres scolaires, des romans ou un billet de train pour aller voir ses parents. »

A Lille, l’abribus dépollue

Une start-up bordelaise pour surveiller les vaccins

Pour analyser le plus efficacement possible les déclarations d’effets secondaires liés à la vaccination, une bonne dose d’intelligence artificielle était la bienvenue. C’est la start-up Synapse, issue du CHU de Bordeaux, qui s’y colle, en analysant par algorithmes les cas signalés dans toute la France pour déterminer de manière automatique leur gravité.

« Avec une campagne de vaccination d’une telle ampleur, on s’attendait à beaucoup de déclarations d’effets indésirables, c’est tout simplement mathématique, explique Clément Goehrs, médecin de santé publique, et cofondateur de Synapse. On savait donc que l’enjeu de cette campagne serait d’être très réactif et transparent sur ce qu’il se passe. C’est là où notre plateforme intervient, car elle offre un gain de temps précieux dans le traitement des données par les médecins et les pharmacologues, ce qui permet de sortir des rapports de pharmacovigilance tous les vendredis, ce que ne font pas les autres pays. »

La belle épopée des masques français pour les sportifs

« Dès le premier confinement, j’ai eu la conviction qu’il faudrait concevoir un masque dédié à la pratique du sport », se souvient aujourd'hui Gilles Réguillon, président du groupe Chamatex. La PME ardéchoise se rapproche alors de l’agence de design Zebra et de l’équipementier Salomon. Ensemble, ils planchent sur un masque qui filtrerait les molécules virales et les particules de pollution tout en laissant passer le CO2 expiré. Après des mois de tatonnement, ils décrochent le graal.

Ne reste alors « qu' » à le produire. Un défi industriel puisqu’il faut le réaliser sans couture traditionnelle. C’est finalement la société Bosch à Rodez qui trouve la solution et monte une ligne de production automatisée. La commercialisation de 10.000 masques débutera à la fin du mois. Pile à temps pour le retour des beaux jours.

Louées soient les couches lavables

Dire adieu aux couches jetables ne se fait pas à la légère. Pour permettre aux jeunes parents de faire leur choix sans s’engager définitivement, la jeune entreprise nordiste Kokpit a mis au point un service de location de couches lavables. En quelques mois, l’entreprise a séduit des dizaines de particuliers et plusieurs crèches.

« Le système de location permet aux parents de tester le principe de la couche lavable et de faire sauter les freins psychologique et technique. On propose aussi des ateliers d’accompagnement en ligne pour expliquer le fonctionnement, l’entretien », détaille Simon Delliaux, le co-fondateur de Kokpit. Petite concession au zéro déchet : le voile jetable au fond de la couche pour éviter de mettre les mains dedans. « On pourrait très bien faire sans, mais cela n’irait pas dans le sens de la démocratisation du produit. »

Un musée de l’Espace ouvre ses portes virtuelles

Un musée qui ouvre, ce n’est pas banal en cette période. Alors comment ne pas saluer, avant de terminer cette sélection, l’initiative de Cyril Plou. Ce réalisateur lyonnais vient de lancer Universarium, un musée de l’Espace interactif pour partager avec le public, via des contenus vidéos gratuits ou à bas prix, des connaissances sur l’astronomie, l’exploration spatiale ou l’astrophysique.

Cet autodidacte a réalisé une soixantaine de docus en quatre ans, qu’il propose désormais à travers son musée en ligne. Une visite gratuite de sept minutes environ pour apprendre, tout en pilotant la capsule d’atterrissage, le rôle de la mission Mars 2020. D’autres expositions sont facturées (à partir de 0,99 euros) pour permettre au passionné, également auteur de romans de science-fiction, de financer une partie de son site.

Voilà, c’est tout pour cette semaine. On vous laisse profiter de votre week-end pour visiter l’espace et répandre les bonnes nouvelles. A la semaine prochaine