Bertrand Delanoë dénonce «un pouvoir brutal»

POLITIQUE Discret ces derniers temps, le maire de Paris est de retour sur la scène nationale...

V.G.

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Le projet de budget 2009 pour Paris, qui sera débattu lundi et mardi, verra la première hausse depuis 2001 des quatre impôts locaux directs, une augmentation de 9% que le maire socialiste Bertrand Delanoë justifie par des besoins d'investissement, notamment dans le logement social.
Le projet de budget 2009 pour Paris, qui sera débattu lundi et mardi, verra la première hausse depuis 2001 des quatre impôts locaux directs, une augmentation de 9% que le maire socialiste Bertrand Delanoë justifie par des besoins d'investissement, notamment dans le logement social. — Patrick Bernard AFP

Il ne faudrait pas croire que Bertrand Delanoë est enfermé dans sa citadelle parisienne. Alors que sa concurrente Martine Aubry a retrouvé une visibilité médiatique avec la présentation de son «contre-plan» de relance et son prime-time jeudi sur France 2, le maire de Paris tire lui aussi à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy pour son retour sur la scène nationale.

Dans une interview au «Parisien» ce dimanche, Bertrand Delanoë dénonce un «pouvoir brutal, enfermé dans ses certitudes» face à la crise et appelle le PS à «porter un autre projet, une autre culture politique».

«Une politique fiscale clientéliste»

«Les Français sont dans le désarroi. Le gouvernement devrait donc expliquer (...) et assumer un dialogue social indispensable. Or, que voit-on? Un pouvoir brutal, enfermé dans ses certitudes, qui mène une politique fiscale clientéliste et multiplie les annonces mort-nées», déclare le maire de Paris.

Bertrand Delanoë apporte son soutien au «contre-plan» de relance présenté par la nouvelle patronne du parti, Martine Aubry, estimant qu'il «illustre une vraie alternative» face à la crise, car «il faut relancer puissamment investissements et consommation».