Yves Jégo s'envole pour la Guadeloupe pour tenter de résoudre la crise

DOM-TOM Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer n'a pas pris de billet retour...

Avec agence

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Le préfet de la Guadeloupe Nicolas Desforges a réclamé vendredi la réouverture dès lundi des stations-services de Guadeloupe, fermées depuis le 19 janvier en entraînant une pénurie de carburants rendant impossible la circulation automobile dans l'île.
Le préfet de la Guadeloupe Nicolas Desforges a réclamé vendredi la réouverture dès lundi des stations-services de Guadeloupe, fermées depuis le 19 janvier en entraînant une pénurie de carburants rendant impossible la circulation automobile dans l'île. — Dominique Chomereau-Lamotte AFP/Archives
La grève générale en Guadeloupe devient un enjeu national. Le secrétaire d'Etat chargé de l'outremer, Yves Jego, a annoncé samedi qu'il devait se rendre en Guadeloupe à compter de ce dimanche pour une durée indéterminée.

«Il ne faut pas sous-estimer les craintes et les colères exprimées avec force par de nombreux compatriotes de Guadeloupe: les Guadeloupéens souffrent de ces blocages et attendent, non seulement que l’Etat de droit soit respecté mais aussi que leurs revendications soient satisfaites», écrit le secrétaire d'Etat dans un communiqué.

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Pour Yves Jego, «les Guadeloupéens souffrent des blocages» consécutifs à la grève générale qui paralyse l'île depuis le 20 janvier «et attendent, non seulement que l’Etat de droit soit respecté mais aussi que leurs revendications soient satisfaites». Il affirme que «face à l'ampleur de la crise, et aux risques qu’elle fait courir à la Guadeloupe, il faut (...) des réponses sérieuses et coordonnées entre tous les acteurs».

Il se réjouit en conséquence de la centaine de mesures, représentant une enveloppe de 54 millions d'euros, annoncées vendredi par les présidents des Conseils général et régional, Jacques Gillot et Victorin Lurel. Le Secrétaire d'Etat affirme qu'il a «appelé les organisations patronales à engager sans tarder une concertation sur l’augmentation des bas salaires» et estime que «toutes les conditions sont maintenant réunies pour passer à une nouvelle étape».

Il doit arriver en Guadeloupe dimanche et y séjourner, selon son cabinet, «pour une durée indéterminée, aucune date de retour n'étant fixée».

Un autre conflit paralyse l'île

La Guadeloupe était toujours totalement paralysée samedi, la proposition de négociation des collectivités locales ayant été rejetée par le «Collectif contre l'exploitation outrancière» (LKP) à l'origine de la grève générale lancée le 20 janvier, qui accuse les pouvoirs publics de jouer le «pourrissement».

Un conflit parallèle ajoute à la paralysie de l'île, les stations-services étant fermées depuis le 19 janvier, entraînant une pénurie de carburant. Les gérants, dont la moitié sont à l'enseigne Total, exigent l'arrêt de toute nouvelle implantation par les trois compagnies locales de distribution qui se sont créées récemment. Les deux conflits rendent très difficile la vie des habitants et ont paralysé l'activité économique, dont le tourisme.