Manifestation de soutien à Julien Coupat à Paris

Avec agence

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Huit policiers ont été blessés samedi, dont deux ont dû être hospitalisés, et quinze personnes ont été interpellées lors de la manifestation à Paris contre les lois antiterroristes et en soutien aux mis en examen dans l'enquête sur les dégradations de lignes TGV, a indiqué la préfecture de police (PP).
Huit policiers ont été blessés samedi, dont deux ont dû être hospitalisés, et quinze personnes ont été interpellées lors de la manifestation à Paris contre les lois antiterroristes et en soutien aux mis en examen dans l'enquête sur les dégradations de lignes TGV, a indiqué la préfecture de police (PP). — Bertrand Langlois AFP

Plus d'un millier de personnes ont manifesté ce samedi après-midi à Paris pour les mis en examen dans l'enquête sur les dégradations contre des lignes TGV, dont Julien Coupat, le seul encore en détention, selon la police et des journalistes de l'AFP.

Partis vers 15h du jardin du Luxembourg (VIe arrondissement), les manifestants, au nombre de 1.200 selon la préfecture de police, ont scandé des slogans tels que «police partout, justice nulle part!», «libérez Coupat enfermez (la ministre de l'Intérieur Michèle, ndlr) Alliot-Marie!» ou «c'est l'Etat les terroristes!».

Incidents devant la prison de la Santé

Des incidents ont eu lieu lorsque le cortège est passé à proximité de la prison de la Santé (13e arrondissement), où est détenu Julien Coupat, soupçonné d'être le chef du groupe à l'origine des dégradations contre des lignes TGV et incarcéré depuis le 15 novembre.

Des tirs de feu d'artifice à l'horizontale, des jets de projectiles et de fumigènes ont visé les CRS, qui maintenaient un important cordon, avec grilles et canon à eau, pour empêcher les manifestants de s'approcher de la prison, ont constaté des journalistes de l'AFP. Le cortège est arrivé sans autre incident vers 17h30 place Denfert-Rochereau (14e arrondissement), lieu prévu pour la dispersion.