Les syndicats préparent l'après

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Ils l'espéraient, ils l'ont eue. En tête du cortège, les principaux dirigeants syndicaux ne pouvaient que se réjouir de la forte mobilisation dans les manifestations partout en France. De quoi forcer le gouvernement, enclin à poursuivre ses réformes, à entamer des négociations. Pour Bernard Thibault, cette mobilisation, qui se rapproche de celle du CPE en 2006 exige de l'exécutif « une prise de conscience nouvelle » et une « réévaluation des mesures ».

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a aussi jugé que « le gouvernement serait irresponsable s'il ne répondait pas à une telle mobilisation ». François Chérèque (CFDT) a averti que c'est « au gouvernement d'apporter des réponses et c'est après que l'on décidera de la suite à donner au mouvement ». Tous ont en tête la suite à donner. « C'est un événement social de grande importance, pas un coup de colère passager, il y aura des suites », a tonné Thibault. « Il y a une réunion qui était prévue depuis longtemps début février sur l'agenda social avec le président de la République. Il faut que ça se transforme en réponse aux revendications », a indiqué Mailly. D'ores et déjà, une intersyndicale se réunira lundi pour connaître les positions de chacun. ■