Michèle Alliot-Marie veut créer un service de contrôle des fichiers de police

SECURITE La ministre de l'Intérieur répond aux propositions du groupe d'Alain Bauer, et veut moderniser la gestion des informations...

J.M. avec agence

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La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé lundi le lancement d'un "plan de lutte" contre les vols à main armée qui ont augmenté en 2008.
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé lundi le lancement d'un "plan de lutte" contre les vols à main armée qui ont augmenté en 2008. — Jacques Demarthon AFP

Epinglés par la Cnil et le criminologue Alain Bauer, les fichiers de police et de gendarmerie vont être passés au peigne fin. Michèle Alliot-Marie a annoncé ce mercredi la création d'un «service d'audit et de contrôle interne des fichiers», auprès de la direction générale de l'Administration (IGA).

Dans un courrier adressé à Alain Bauer, président du groupe de travail sur les fichiers, la ministre de l'Intérieur donne des précisions sur la composition de ce nouveau service. En plus des membres de l'IGA, il comptera dans ses rangs des représentants «de l'Inspection générale de la police nationale, de l'inspection technique de la gendarmerie et de magistrats désignés par la Chancellerie».

MAM en mode «les experts»

Michèle Alliot-Marie annonce avoir tenu compte d'un rapport, qui lui a été remis en décembre dernier. Son entourage estime que cette décision répond «à près de la moitié des 26 propositions de ce groupe». La ministre aurait par ailleurs demandé à ses services «d'étudier la possibilité technique de recourir à la biométrie» pour que seules les personnes autorisées «s'identifient avant de se connecter à un fichier».

Dernière innovation à l'étude, le «portrait robot informatisé». Le ministère souhaite expérimenter «d'ici un an» ce procédé dans un département pilote. Il permet de réaliser des «portraits robots en couleur élaboré grâce aux déclarations des victimes et des témoins». L'objectif, à terme, est d'envoyer ces portraits robots directement «sur les ordinateurs, téléphones portables ou assistants personnels des policiers et gendarmes».