Sept blocs opératoires étaient fermés mercredi à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris après un incendie d'origine électrique mardi dans un local technique situé au premier sous-sol, a indiqué une porte-parole de l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris).
Sept blocs opératoires étaient fermés mercredi à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris après un incendie d'origine électrique mardi dans un local technique situé au premier sous-sol, a indiqué une porte-parole de l'AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris). — Stéphane De Sakutin AFP/Archives

SANTE

Infections nosocomiales: La France progresse

Roselyne Bachelot dévoile le palmarès des structures de soins les plus actives pour lutter contre ce fléau...

Une bonne nouvelle pour le système de santé français, sur la sellette depuis quelques temps. Roselyne Bachelot rend public ce mercredi le classement 2007 des hôpitaux et cliniques en matière de lutte contre les infections nosocomiales. Les efforts ont porté leurs fruits, et pour la ministre de la Santé, la France fait partie des bons élèves en Europe à ce niveau.
 
«Avec son faible taux d'infections nosocomiales, la France se trouve dans le peloton de tête des pays européens», a-t-elle déclaré à «l'Express», qui publie les chiffres ce jeudi. A noter que ce palmarès reflète non pas le nombre de maladies nosocomiales recensées par structure, mais les moyens mis en œuvre pour les éviter.
 
Trois hôpitaux parisiens dans les quatre premiers
 
Parmi les critères pris en compte, l'usage efficace des antibiotiques, les moyens de surveillance des infections au bloc opératoire ou la consommation de gel hydroalcoolique, utilisé par les soignants pour se désinfecter les mains. Ces indications sont couplées à un indice général de l'activité de lutte contre les infections nosocomiales afin d'obtenir le score final.
 
Au rayon des premiers de la classe, on trouve l'hôpital Emile Roux de Limeil-Brévannes (Val de Marne), suivi de trois hôpitaux parisiens: l'hôpital européen Georges-Pompidou et le groupe hospitalier Bichat-Claude Bernard (ex-aequo), puis l'hôpital Cochin, pour les grands centres hospitaliers.
 
La maternité de Rachida Dati au piquet
 
Bonnet d'âne, en revanche, pour quelque 162 hôpitaux et cliniques, exclus du classement. «Ils ne se sont pas organisés pour surveiller si des infections surviennent à l'endroit où les patients ont été opérés», explique Roselyne Bachelot dans «l'Express». La ministre estime n'avoir pris personne en traître, puisque «cette exigence remonte à 2005». Parmi ces mauvais élèves, on retrouve la clinique de La Muette (Paris) où a accouché la ministre de la Justice Rachida Dati.

Mais pour Roselyne Bachelot, le plan de lutte 2005-2008 s'achève sur «un succès». Pour le prochain, la ministre indique en veut plus. La prévention sera étendue à tous les soins y compris «dans les cabinets de ville et les établissements médico-sociaux comme les maisons de retraite».