Branle-bas de combat pacifiste pour les opposants à l'Otan

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L'Otan en ligne de mire. Pour protester contre le sommet officiel des chefs d'Etat qui se tiendra à Baden-Baden (Allemagne) et Strasbourg du 3 au 5 avril, afin de célébrer le soixantième anniversaire du traité de l'Atlantique Nord, un collectif strasbourgeois a lancé hier une campagne baptisée « Non à l'Otan, non à la guerre ». Il regroupe une quarantaine d'organisations politiques (Verts, PCF), syndicales (FSU, SUD) et associatives, parmi lesquelles Attac. Des actions citoyennes devraient être organisées en parallèle du sommet. Les opposants comptent créer un village alternatif où ils prévoient d'accueillir environ 6 000 personnes. Des conférences et des débats sont prévus, avec la participation attendue de Prix Nobel de la Paix. Point d'orgue du contre-sommet, une manifestation devrait avoir lieu le 4 avril, si les autorités donnent leur accord.

« Nous attendons 450 organisations internationales », souligne Frédéric Henry, un des porte-parole du collectif anti-Otan. Les organisateurs souhaitent que « Strasbourg, ville symbole de la paix, ne se transforme pas en forteresse pendant le sommet. Il faut que les peuples aient aussi la parole et pas seulement les membres de l'Otan. ». Le collectif reconnaît que d'éventuels débordements sont « possibles », mais estime qu'ils ne doivent pas servir de prétexte pour interdire la manifestation. ■■A Strasbourg, Ludovic Meignin