Interro géante en français et maths pour les élèves de CM2

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La veille, Bérénice a mal dormi. Comme 734 000 élèves de CM2 du public et du privé en France, les enfants de l'école Jules-Michelet, à Lille, ont entamé, hier, les épreuves du nouveau dispositif d'évaluations nationales, qui doit durer jusqu'à vendredi.

Une nouvelle d'Ernest Hemingway, quelques questions sur les compléments d'objet direct et un peu d'algèbre : le test lancé par Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale, vise à évaluer le niveau de chaque élève avant l'entrée en sixième.

Devant l'inspecteur d'académie, Sandrine Régnard, professeur des écoles, remplit sa mission. Impeccable. Mais à la pause, le masque tombe et les doutes surgissent. « Je n'ai pas besoin de cette épreuve pour connaître le niveau de mes élèves, lâche-t-elle. D'autant que certaines questions posées n'ont pas encore été revues en classe. »

Tee-shirt rouge flashy et sourire jusqu'aux oreilles, Samy n'a pas été perturbé par les questions. « J'ai trouvé ça facile, fanfaronne-t-il. Heureusement, parce que si ça ne marche pas, on ne passera peut-être pas en sixième... » Sous un dessin de Titeuf, Gilles Grosdemange, l'inspecteur d'académie, corrige : « Mais non ! Ce test ne remet pas en cause le passage en sixième. Il permet de cibler les élèves en difficulté pour leur apporter du soutien avant la fin de l'année. » ■A Lille, Vincent Vantighem