Olivier Besancenot au poste

POLICE Le leader de la LCR et deux syndicalistes sont entendus pour avoir participé à un rassemblement au cours duquel un dirigeant de la Poste prétend avoir été bousculé et blessé...

J.M. avec agence

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Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et facteur à Neuilly (Hauts-de-Seine) Olivier Besancenot est arrivé mardi matin au commissariat de Nanterre pour être entendu avec deux syndicalistes de Sud, à la suite d'une plainte de La Poste, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et facteur à Neuilly (Hauts-de-Seine) Olivier Besancenot est arrivé mardi matin au commissariat de Nanterre pour être entendu avec deux syndicalistes de Sud, à la suite d'une plainte de La Poste, a constaté un journaliste de l'AFP. — Joel Saget AFP/Archives

Le facteur révolutionnaire a été entendu ce mardi matin, entre 9h et 12h au commissariat de Nanterre. Il y était convoqué, en compagnie de deux syndicalistes de Sud-PTT, à la suite d'une plainte de la Poste. Le directeur d'un centre de tri du courrier prétend avoir été bousculé, en novembre 2008, au cours d'un rassemblement auquel participait les trois hommes.

Dans la matinée, ils ont été rejoints par une autre postière et par le plaignant, Jean-Baptiste Casanova, avec lequel ils avaient réclamé une confrontation. Ce dernier «a déposé plainte pour violences volontaires aggravées en réunion, mais il a été incapable de dire devant les policiers que l'un de nous l'avait bousculé ou touché» a lancé Olivier Besancenot à sa sortie du poste.

«Il n'y a eu aucune bousculade»

«Ce qu'on nous reproche, on vous le dira en sortant», avait déclaré Olivier Besancenot en arrivant sur place. «J'ai entendu à la radio que le directeur avait été blessé. Si c'est ça qu'on nous reproche, c'est de la calomnie. Il n'y a eu aucune bousculade», a-t-il poursuivi, devant une petite centaine de personnes, postiers et militants Sud venus en soutien.

Le leader de la LCR avait eu, à l'occasion de la manifestation dénonçant les «pressions» de la Poste sur des salariés grévistes, des échanges verbaux avec Jean-Baptiste Casanova. Le directeur du centre de Nanterre s'était un moment trouvé au sol, se relevant rapidement, selon des témoins.

Plainte pour dénonciation calomnieuse

«Une simulation grossière de chute», selon Olivier Besancenot. La direction régionale Ile-de-France de la Poste avait cependant prétendu que Jean-Baptiste Casanova avait «été blessé au coude en étant bousculé par le groupe».

«La Poste des Hauts-de-Seine craint plus que tout l'extension des conflits», a estimé le leader de la LCR. Une convocation au commissariat «ne fait que renforcer notre enthousiasme dans les mobilisations sociales», a-t-il poursuivi. Il a par ailleurs annoncé qu'il comptait déposer plainte à son tour pour «dénonciation calomnieuse».