Fadela Amara donne au plan banlieue la note de «11 sur 20»

VILLE Un bilan doit être dressé lors d'un comité interministériel ce mardi...

— 

La secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara a donné mardi la note de "onze sur vingt" au plan "Espoir banlieue" lancé il y a à peine un an, qui fera l'objet d'un bilan lors du comité interministériel de la ville (CIV).
La secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara a donné mardi la note de "onze sur vingt" au plan "Espoir banlieue" lancé il y a à peine un an, qui fera l'objet d'un bilan lors du comité interministériel de la ville (CIV). — Fred Dufour AFP/Archives

Peut mieux faire. Fadela Amara a donné ce mardi la note de «onze sur vingt» au plan «Espoir banlieue» lancé il y a à peine un an par Nicolas Sarkozy, qui fera l'objet d'un bilan lors du comité interministériel de la ville (CIV).

La secrétaire d'Etat à la Ville, qui dépend désormais du ministère de Brice Hortefeux (Travail, relations sociales, ville), a estimé sur Europe 1 que «l'ensemble du gouvernement et l'ensemble des acteurs qui tournent autour de la politique de la ville» pouvaient «largement mieux faire».

>> A lire également: Fadela Amara dénonce les lenteurs, ici!

11.500 embauches de jeunes des quartiers en 2008

Elle s'est félicitée néanmoins de l'action des entreprises pour recruter des jeunes des quartiers. «On avait prévu 11.000 embauches de jeunes des quartiers et on a atteint 11.500 embauches de jeunes en CDD et CDI en 2008», a-t-elle dit.

Pour Fadela Amara, «ça va être long» pour que cela change dans les quartiers. «Il faudra encore une dizaine d'années pour dire que tout est fini, tout est fait.»

Boutin et Amara se disputent l'Anru

Alors que Christine Boutin (Logement), son ancienne ministre de tutelle, désire garder la mainmise sur l'Anru (Agence nationale de rénovation urbaine), la secrétaire d'Etat a prévenu qu'elle ne se laisserait pas faire. Elle a fait valoir que cela équivaudrait «à lui couper une jambe».

«Je vais au ministère comme mon père allait sur son chantier de bâtiment. j'ai besoin d'avoir des outils pour mettre en place la politique que je mène. Je ne veux pas qu'on m'enlève un outil», a expliqué Fadela Amara, ajoutant : «La politique de la ville, pour moi c'est l'Anru, la rénovation urbaine.»