L'Etat français envisage une montée dans le capital des groupes automobiles

INDUSTRIE Luc Chatel évoque les moyens envisagés pour sauver la filière, à la veille des états généraux de l'automobile...

J.M. avec agence

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Les ventes de voitures particulières neuves en France ont progressé de 7,1% en mai en données brutes, par rapport à mai 2007, et de 12,7% à nombre comparable de jours ouvrables, a annoncé lundi le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).
Les ventes de voitures particulières neuves en France ont progressé de 7,1% en mai en données brutes, par rapport à mai 2007, et de 12,7% à nombre comparable de jours ouvrables, a annoncé lundi le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). — Philippe Huguen AFP/Archives

L'Etat pourrait monter dans le capital de certains groupes automobiles en échange de son soutien financier. C'est ce qu'affirme le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel au «Figaro», à la veille de la tenue d'états généraux de l'automobile.

«Les besoins des constructeurs ne sont pas forcément en fonds propres mais, en contrepartie de notre soutien financier, la montée dans le capital peut, dans certains cas, être une monnaie d'échange», a affirmé le secrétaire d'Etat, sans plus de précision.

Donnant-donnant

Selon lui, en échange du soutien de l'Etat, les constructeurs devront prendre des engagements sur la distribution de dividendes, et sur le maintien des sites industriels en France.

Le soutien financier de l'Etat, explique Luc Chatel, pourrait prendre différentes formes, mais les «choses ne sont pas tranchées»: «Crédits bonifiés, garantie d'emprunts, obligations convertibles... On étudie toutes les possibilités».

Plan de relance

Les états généraux de l'automobile, qui rassembleront mardi constructeurs, équipementiers et sous-traitants, doivent déboucher avant fin janvier sur l'annonce d'un plan de relance visant à garantir la survie de la filière. Le «Parisien» évoquait dimanche une enveloppe comprise entre 5 et 10 milliards d'euros.

Ils seront l'occasion du lancement officiel du fonds de soutien à l'automobile, doté de 300 millions d'euros, dont 100 millions viennent du Fonds stratégique d'investissement (FSI) et 200 millions de Renault et de PSA.