Olivier Besancenot: «Nicolas Sarkozy veut criminaliser le mouvement social»

SOCIAL Le ton monte entre l'extrême gauche et la présidence françaises.

20minutes.fr

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Olivier Besancenot, le leader de la LCR, le 23 septembre 2008 à Paris.
Olivier Besancenot, le leader de la LCR, le 23 septembre 2008 à Paris. — hilippe Wojazer / REUTERS

Nicolas «Sarkozy veut criminaliser le mouvement social, accuse le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot, à propos notamment des mouvements de grève à la SNCF. Nicolas Sarkozy a une volonté: taper fort sur tous ceux qui contestent (...). Le gouvernement veut faire des exemples car il a peur de l'extension des conflits, de la jonction entre grévistes. Partout, dans les entreprises du privé, on se bat, il y a des mises à pied, des licenciements. Nicolas Sarkozy essaie de criminaliser le mouvement social», dit-il  dans une interview au Parisien Dimanche. Un point de vue paratgé par le porte-parole du Pati socialiste, Benoit Hamon.

Sarkozy démantèle le service public

Dans un discours à Vesoul jeudi, Nicolas Sarkozy a qualifié le syndicat Sud-rail d'organisation syndicale «irresponsable» dans la grève à la SNCF qui a paralysé mardi la gare Saint-Lazare. «La loi s'applique à tout le monde, y compris ceux qui appartiennent à Sud», avait ajouté le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy «et son gouvernement passent leur temps à démanteler le service public, que cela soit les transports ferroviaires, la Poste... Partout il y a des suppressions d'emplois. Les vraies raisons du conflit à Saint Lazare sont là. La direction de la SNCF demande aux cheminots de faire rouler plus de trains avec moins de personnel, quitte à jouer avec la sécurité», estime pour sa part Olivier Besancenot.