Huit morts dans le crash de l'hélicoptère militaire français au Gabon

DRAME Le corps du dernier militaire a été retrouvé, seuls deux membres de l'équipage ont survécu à l'accident...

J.M. avec agence

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L'un des deux soldats blessés samedi soir dans le crash d'un hélicoptère militaire français au large du Gabon est décédé dimanche matin dans un hôpital de Libreville, a-t-on appris auprès de l'état-major des armées à Paris.
L'un des deux soldats blessés samedi soir dans le crash d'un hélicoptère militaire français au large du Gabon est décédé dimanche matin dans un hôpital de Libreville, a-t-on appris auprès de l'état-major des armées à Paris. — AFP AFP/Archives

Le corps du dernier militaire français disparu samedi dans le crash d'un hélicoptère au large du Gabon a été retrouvé ce lundi, portant le bilan définitif à 8 morts, un rescapé indemne et un blessé léger. Cinq militaires français avaient été retrouvés morts, dimanche, dans l'épave de l'hélicoptère qui s'est abîmé samedi au large des côtes du Gabon.

«Le sixième corps a été retrouvé à proximité de l'épave de l'hélicoptère et récupéré grâce à un robot sous-marin de la compagnie Bourbon, une compagnie française de soutien aux exploitations pétrolières», a déclaré le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major.

D'importants moyens de recherche

L'Elysée avait assuré dimanche que d'«importants moyens» avaient été «engagés dans les recherches, avec la pleine coopération de la société Total et de l'Etat gabonais». Sur les quatre militaires retrouvés dès samedi, «un a été trouvé mort, deux sont maintenant hors de danger, le quatrième est décédé des suites de ses blessures après son évacuation vers l'hôpital gabonais de Melen».

Nicolas Sarkozy a demandé «que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet accident et que les conclusions de l'enquête lui soient communiquées dans les meilleurs délais».

Un crash peu après le décollage

Le Cougar avait décollé samedi à 20h08 locales du pont de La Foudre, un bâtiment de la marine nationale française qui croisait à une cinquantaine de kilomètres des côtes gabonaises, lors d'un exercice militaire franco-gabonais.

Il s'était abîmé en mer quelques instants après son décollage, au large de Nyonié, une petite localité située entre Libreville et la ville portuaire de Port-Gentil.