Rachida Dati compte bien rester au gouvernement

POLITIQUE La ministre de la Justice, revenue d'un congé maternité éclair, dément les rumeurs autour de son départ...

Avec agence

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Le retour au ministère de la justice de Rachida Dati, cinq jours après son accouchement, suscite étonnement ou critiques des féministes, même s'il n'y a médicalement "pas de contre-indication physiologique" et si certaines pensent qu'elle n'avait "pas le choix".
Le retour au ministère de la justice de Rachida Dati, cinq jours après son accouchement, suscite étonnement ou critiques des féministes, même s'il n'y a médicalement "pas de contre-indication physiologique" et si certaines pensent qu'elle n'avait "pas le choix". — Gérard Cerles AFP

Le zèle de Rachida Dati, revenue au gouvernement cinq jours après son accouchement, reflète-t-il sa motivation à rester Garde des Sceaux? La ministre, en tout cas, compte bien garder son portefeuille et l’affirme haut et fort dans la presse. Elle dément ainsi au Figaro.fr, ce mardi, l’information selon laquelle elle quitterait ses fonctions pour conduire la liste UMP aux européennes.

«J’ai encore reçu récemment l’assurance du président de la République que je continuerai en 2009 à mener mon action de Garde des Sceaux à la Chancellerie», a-t-elle déclaré au site Internet du quotidien.

«Rachida Dati reste au gouvernement, elle y fait un excellent boulot»

RTL avait affirmé lundi que Rachida Dati avait elle-même demandé au président de la République d’être tête de liste pour l’UMP aux élections européennes de juin prochain, ce qui l’aurait obligée à quitter le ministère en mai. En fait, Rachida Dati est donnée partante depuis plusieurs semaines, en raison notamment de ses mauvaises relations avec le monde judiciaire.

Une information également contredite par Roger Karoutchi ce mardi matin sur Europe 1. «A ma connaissance le président de la République ne lui a pas proposé de partir aux européennes, Rachida Dati reste au gouvernement, elle y fait un excellent boulot», a affirmé le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement.

Le mini-remaniement dans «trois, quatre jours»

Roger Karoutchi a par ailleurs indiqué que le mini-remaniement ministériel annoncé aurait lieu dans «trois, quatre jours, le temps nécessaire pour les derniers ajustements». Il a confirmé le scénario: le départ du ministre du Travail Xavier Bertrand pour assurer la direction de l’UMP, remplacé par Brice Hortefeux, auquel succéderait au ministère de l’Immigration l’ex-socialiste Eric Besson, actuellement secrétaire d’Etat à la Prospective. Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, avait quant à lui affirmé que ces retouches n’auraient pas lieu mercredi en conseil des ministres.