Les appels au calme se multiplient après deux nouvelles attaques contre des synagogues

VIOLENCES Michèle Alliot-Marie craint toujours une importation du conflit israélo-palestinien en France...

Avec agence

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Les attaques au cocktail molotov contre deux synagogues, à Schiltigheim (Bas-Rhin) et à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont été fermement condamnées par les communautés juive et arabe qui multiplient les appels au calme pour éviter la contagion du conflit israélo-palestinien.
Les attaques au cocktail molotov contre deux synagogues, à Schiltigheim (Bas-Rhin) et à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ont été fermement condamnées par les communautés juive et arabe qui multiplient les appels au calme pour éviter la contagion du conflit israélo-palestinien. — Bertrand Langlois AFP

Attaques contre des synagogues et graffitis antisémites: la situation à Gaza nourrit des agressions contre la communauté juive alors que les autorités sont déterminées à apaiser les tensions entre communautés.

Nicolas Sarkozy a fermement condamné ce lundi soir les «violences inadmissibles» commises en France, «au prétexte» du conflit au Proche-Orient et assuré que ces crimes ne «resteraient pas impunis», en présentant à l'Elysée ses voeux aux autorités religieuses.

«Recrudescence» des actes contre les synagogues et les mosquées

De son côté, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a dénoncé «une recrudescence» des actes contre les synagogues mais aussi contre les mosquées.

Deux attaques aux cocktails molotov ont visé dans la nuit de dimanche la synagogue de Schiltigheim (Bas-Rhin) et le centre communautaire juif Ohr Menahem ainsi que sa synagogue à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Neuf engins incendiaires ont été lancés au total sur le centre de Saint-Denis dont deux ont provoqué un début d'incendie.

Une dizaine d'inscriptions antisémites et pro-palestiniennes ont été également découvertes lundi matin sur le mur d'un centre social, dans la banlieue du Puy-en-Velay.

Déjà la semaine dernière, une voiture en feu avait été lancée contre une synagogue de Toulouse. Quatre collégiens de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) avaient par ailleurs été mis en examen jeudi après l'agression d'une adolescente juive à qui ses agresseurs ont reproché le comportement de ses «frères juifs» à Gaza.

Les autorités religieuses s'appliquent à calmer le jeu

Sur le terrain les autorités religieuses s'appliquent à calmer le jeu. En Seine-Saint-Denis, par exemple, on indique de source policière que les prêches du vendredi dans les mosquées ont été très modérés.

Lundi soir, Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, a reçu plusieurs associations pour les sensibiliser à cette question. Les représentants des religions vont publier «dans les prochains jours» une déclaration commune concernant les événements au Proche-Orient, a annoncé par ailleurs le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France (CEF), à l'issue de l'entretien avec Nicolas Sarkozy.

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