Les voeux de Nicolas Sarkozy au personnel de l'éducation en direct

LIVE C'est dans la «capitale des ruines», à Saint Lô, dans la Manche, que le Président prononce son discours...

C. F.

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AFPTV

C'est dans la «capitale des ruines», à Saint Lô, dans la Manche, que Nicolas Sarkozy a présenté ce lundi ses vœux au personnel de l'Education nationale. Une première selon les syndicats. En fin de matinée, Nicolas Sarkozy s'est rendu à l'école élémentaire publique Calmette-et-Guérin pour rencontrer à huis-clos les enseignants. Le président a prononcé ensuite une allocution, au centre culturel Jean-Lurçat. Le chef de l'Etat a annoncé la poursuite de la réforme de l'école primaire mais surtout relancé celle du lycée. Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale, était présent à ses côtés.

Les principales fédérations de l'Education ont fait savoir qu'elles boycotteraient ces voeux et qu'elles ne se rendraient pas à Saint-Lô.

13h18: «Je vous douhaite une année 2009 aussi intéressante que pour moi. Je ne vous la souhaite pas aussi difficile», ironise-t-il, la mine fatiguée. C'est fini.

13h16: «Les Français vous aiment», assure-t-il aux enseignants. Nicolas Sarkozy répète qu'il ira à leur rencontre car, lui, il se déplace sur le terrain (contrairement à ses prédecesseurs, sous-entend-il).

13h11: Le Président termine son allocution en évoquant la crise que traverse le pays et se compare au capitaine d'un bateau dans la tempête. Il loue le fait de «prendre des décisions et de poursuivre les réformes (l'hôpital, la justice, l'éducation, la publicité à la télévision énumère-t-il), «pour sortir plus fort de cette crise». «N'ayez pas peur du changement», lance-t-il. Sinon on perdra «la bataille de l'intelligence».

13h10: Nicolas Sarkozy insiste sur l'impérieuse nécessité de conduire la réforme du lycée, dans laquelle se joue une partie de l'avenir de la France. Rien que ça. Le chef de l'Etat indique qu'il va s'engager personnellement dans la conduite de cette réforme.

13h06: «Nous devons répondre au besoin d'autonomie de nos jeunes», relève Nicolas Sarkozy. Il confirme qu'il a «demandé à Martin Hirsch de devenir haut-commissaire à la Jeunesse».

13h02: Nicolas Sarkozy regrette que certains syndicats qu'il avait invité n'aient pas voulu discuter, indique-t-il, faisant allusion au boycott des principales fédérations de l'Education. Le chef de l'Etat répète que les moyens ne sont la seule variable de la réforme, rappelant que «le lycée a perdu 57.000 élèves l'année dernière». Pour mener cette réforme, Xavier Darcos a ma confiance.

12h58: Nicolas Sarkozy défend la réforme du primaire entrée en vigueur à la rentrée 2008: le soutien scolaire, l'évaluation en CM1 et CM2... Maintenant «on va travailler sur le lycée», poursuit-il. Pour mener la concertation,«nous avons demandé à Richard Descoings (directeur de Sciences-Po, ndlr) de conduire la concertation sous l'autorité des ministres avec l'ensemble des intervenants pour qu'on soit prêts en septembre 2010. On fera cette réforme sans supprimer un centime et sans enlever un poste», promet le Président.

12h54: Le chef de l'Etat réoriente son discours sur la peur de l'avenir, lié à la crise. Pour que chacun ait sa chance, Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos ont deux objectifs: «rétablir l'autorité du savoir» et fonder «un système qui tire vers l'excellence». «L'enseignement doit s'adapter à la diversité des publics», ajoute-t-il.

12h51: «Nous n'avons pas le droit de reculer», martèle Nicolas Sarkozy, alors que la réforme du lycée a pourtant été repoussée à 2010. Selon lui, l'education nationale a relevé le défi de la quantité, en termes d'élèves. «Mais 15% des enfants qui sortent de l'école primaire ne maîtrisent pas sufisamment les langages, 15% redoublent à l'entrée en seconde et 15.000 jeunes sortent de l'enseignement scolaire sans diplôme», détaille Nicolas Sarkozy. «Je ne veux pas d'une France à deux vitesses».

12h46: «Il faut gagner la bataille de l'intelligence, en innovant davantage, en formant mieux nos jeunes», surtout en période de crise, souligne Nicolas Sarkozy, qui une fois encore, répète qu'il ne fera pas de pause dans la réforme. Comme lors de ses voeux au personnel de la Santé, le chef de l'Etat indique que donner davantage d'argent n'est pas la solution... Car «c'est ce qu'ont fait tous les précédents ministres de l'Education et rien n'a changé», plaide-t-il.

12h45: C'est parti. Nicolas Sarkozy justifie le choix de Saint-Lô pour ces voeux: la ville, vouée à être détruite, a su conjurer la fatalité. Il en sera de même pour le secteur de l'éducation. «Chacun doit avoir les moyens de conquérir sa liberté», affirme le chef de l'Etat.