Laïcité : Le gouvernement vise 40.000 professionnels formés par an à partir de 2021

REPUBLIQUE De 1,5 million, le budget alloué passera à trois millions d’euros par an

20 Minutes avec agences

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Un drapeau français en berne en signe de deuil après les attentats du 13 novembre.
Un drapeau français en berne en signe de deuil après les attentats du 13 novembre. — G. Michel / Sipa

Le gouvernement va doubler l’enveloppe allouée à la formation « Valeurs de la République et laïcité », a annoncé la ministre déléguée à la ville ce lundi. Cette formation est dispensée aux acteurs associatifs, élus locaux et agents de la fonction publique depuis 2015 pour former 40.000 professionnels par an dès 2021.

« Sur quatre ans, nous avons formé 50.000 personnes et avec le doublement j’aimerais que l’on forme 40.000 personnes par an, à partir de 2021 », a déclaré Nadia Hai, à l’issue d’une rencontre à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) avec des formateurs et des bénéficiaires de la formation. De 1,5 million, le budget alloué passera à trois millions d’euros par an.

Des publics prioritaires

Créée notamment par l’observatoire de la laïcité, cette formation cible en priorité les « fonctionnaires, salariés et bénévoles » notamment ceux en relation directe avec des enfants et des jeunes des quartiers sensibles, des élus locaux, ou des gardiens d’équipement ou d’immeubles. « La laïcité est beaucoup vue comme étant une restriction des libertés et comme étant presque une agression, or en réalité c’est un principe qui veille au respect de la liberté de croyance ou de non-croyance », et ce module de formation « vient rappeler la définition même de la laïcité, son origine, on y retrace l’histoire de la laïcité ».

Concrètement, cette formation qui s’étale sur plusieurs jours est constituée de rappels juridique et historique sur la loi de 1905, utiles et salués par les formateurs présents lors de la rencontre. Ils ont souligné notamment l’importance de travailler sur les « incompréhensions et les amalgames » autour des questions de laïcité. L’annonce de Nadia Hai intervient trois jours après le discours d’Emmanuel Macron sur les « séparatismes », reçu avec prudence par plusieurs acteurs associatifs.