Mort d'une patiente de 82 ans à Metz: l'hôpital n'est pas en cause

SANTE L'autopsie révèle la présence d'un bouchon alimentaire, qui date du lendemain de son passage aux urgences, lorsque la patiente était rentrée dans sa maison de retraite...

Avec agence

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Représentants du ministère de la Fonction publique et syndicats de fonctionnaires ont entamé mardi une négociation sur les conditions de travail et l'emploi des seniors.La question des conditions de travail est traitée différemment d'une Fonction publique à l'autre (territoriale, hospitalière, d'Etat)
Représentants du ministère de la Fonction publique et syndicats de fonctionnaires ont entamé mardi une négociation sur les conditions de travail et l'emploi des seniors.La question des conditions de travail est traitée différemment d'une Fonction publique à l'autre (territoriale, hospitalière, d'Etat) — Alain Julien AFP

Ce n’est pas la faute de l’hôpital si Yvette Kremer, une femme de 82 ans morte le lendemain de son passage aux urgences, a succombé.

Alors que ses proches accusaient le personnel de l’avoir négligée, l’autopsie réalisée sur le corps de la défunte montre qu’elle «serait décédée des suites d'une obstruction des voies aériennes supérieures, après l'absorption d'aliments», a précisé Rémy Heitz, le procureur de la République de Metz. Des aliments absorbés lors d’un repas pris à sa maison de retraite, le lendemain de son passage au centre hospitalier régional (CHR) Bon-Secours de Metz.

L'autopsie disculpe l'établissement


«Il a été constaté au cours de l'autopsie la présence d'un bouchon alimentaire au niveau du carrefour oropharyngé», ajoute le magistrat. «Dès lors, et en l'état des investigations qui vont se poursuivre, le décès de Mme Kremer n'apparaît pas lié aux conditions de sa prise en charge la veille de sa mort» par les urgences du CHR.

Selon l'Union des familles laïques (Ufal), qui avait déposé plainte contre X à la suite du décès, Yvette Kremer est restée «plusieurs heures, sans être vue par un médecin, sur un brancard dans un couloir du service des urgences» du CHR, où elle avait été hospitalisée d'urgence le 3 janvier pour des insuffisances respiratoire, rénale et cardiaque, et souffrant de déshydratation. Par la suite, elle avait été renvoyée à sa maison de retraite.

Ce que la direction du CHR avait démenti. Selon les dirigeants de l’hôpital,  la patiente avait bien été «examinée par un médecin qui a prescrit les examens biologiques et radiologiques nécessaires à sa prise en charge».

Heitz avait ouvert mardi une enquête préliminaire et ordonné mercredi une autopsie afin d'établir les causes précises de la mort de l’octogénaire.