Tempête Alex : Une rafale de 186 km/h à Belle-Ile… Alors, record ou pas record ?

GUINNESS BOOK Des rafales très puissantes ont déferlé sur les îles du Morbihan, heureusement sans faire trop de dégâts

Camille Allain

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Des personnes marchent dans le vent lors du passage de la tempête Alex, ici à Quiberon, dans le Morbihan.
Des personnes marchent dans le vent lors du passage de la tempête Alex, ici à Quiberon, dans le Morbihan. — Loïc Venance / AFP

Ce vendredi matin, l’esprit des Bretons oscille entre soulagement et déception. Un soulagement de voir que le passage de la tempête Alex n’a finalement pas occasionné trop de dégâts dans la région. Le toit d’un collège de Vannes s’est envolé et de nombreux arbres ont été couchés par le vent dans le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine. Quelque 80.000 foyers étaient privés d’électricité mais aucun blessé n’était à déplorer. Ouf. Mais il y a sans doute une petite part de déception dans l’esprit des habitants de cette région habituée à être balayée par les tempêtes hivernales. Annoncée comme très sérieuse​, Alex s’est-elle dégonflée au moment d’arriver sur les côtes ? « Pas du tout », répondent les prévisionnistes.

« C’est plutôt un succès des prévisions », se félicite Steven Tual de Météo Bretagne. En observant la dépression arriver, les différents sites de prévisions s’étaient accordés pour dire que les vents allaient être violents sur les îles du Morbihan et de Loire-Atlantique et même à l’intérieur des terres. « Nous avons relevé une rafale à 186 km/h à Belle-Ile. C’est une donnée exceptionnelle ! », insiste le prévisionniste. Alors, record ou pas record ? « On n’en est pas sûrs. On a retrouvé trace d’une rafale à 187 km/h mais elle date de mars 1963. On n’est pas certain de la fiabilité de cette donnée », poursuit Steven Tual.

En Bretagne, les plus violents coups de vent jamais enregistrés avaient sévi lors d’une terrible tempête survenue en octobre 1987. Des rafales à plus de 200 km/h avaient été enregistrées à la pointe du Finistère, éternel détenteur du record de Bretagne avec 216 km/h à la pointe du Raz. Plus récemment, la commune de Camaret-sur-Mer avait vu le vent souffler à 193 km/h lors du passage de la tempête Zeus en 2017.

Après le vent, la pluie…

La question qui se pose ce vendredi matin est celle de l’absence relative de dégâts. Comment des vents aussi violents ont pu épargner nos terres ? « La tempête est finalement arrivée au milieu de la nuit. Il y a peu de gens dehors à cette heure, peu de circulation », explique Steven Tual. Un nouveau coup de vent est attendu ce vendredi soir sur la façade nord de la Bretagne. Mais ce sont surtout les précipitations qui inquiètent. D’ici dimanche, un à deux mois de pluie sont attendus sur le Finistère et les Côtes d’Armor. « I’m singing in the rain… ».