Décès suspects de nourrissons dans la Sarthe

FAITS DIVERS Deux enquêtes médico-administratives ont été ouvertes...

Guillaume Frouin

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Deux enquêtes médico-administratives ont été ouvertes après les décès suspects de deux nourrissons dans deux hôpitaux de la Sarthe, a-t-on appris ce vendredi auprès de l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) - Pays de la Loire.

Plus tôt dans la journée, le parquet du Mans avait lui confirmé avoir ouvert de son côté deux enquêtes «en recherche des causes de la mort», après le décès lundi après-midi d'un nouveau-né au centre hospitalier du Mans et celui mercredi soir d'un enfant de 30 mois à l'hôpital de Château-du-Loir.

«Accouchement très difficile»

Le premier avait été transféré au Mans après un «accouchement très difficile» de sa mère à l'hôpital de Bailleul dans la matinée, a indiqué à «20 Minutes» Jean-Christophe Paille, directeur de l'Agence régionale de l'hospitalisation - Pays de la Loire.

Le second avait lui été hospitalisé «dans un état critique» à Château-du-Loir, à mi-chemin entre Le Mans et Tours (Indre-et-Loire), pour «des problèmes respiratoires assez importants».

«Une enquête médico-administrative est décidée face à des décès qui posent question», justifie Jean-Christophe Paille. «Pour le premier enfant, le caractère exceptionnel d'un décès de nouveau-né convient de s'interroger sur sa cause. Le second enfant est lui arrivé à 20h dans un état critique à l'hôpital, mais vivant. Or, à 23h, il était mort.»

«Je ne pense pas que le manque de personnel puisse être avancé comme explication»

«En première analyse, je ne pense pas que le manque de personnel puisse être avancé comme explication», a par ailleurs indiqué le directeur de l'ARH. Ces décès surviennent après ceux d'un nourrisson de six mois le 2 janvier à l'hôpital Necker (Paris 15e), victime la veille d'une erreur humaine présumée dans le réglage de sa perfusion à l'hôpital pédiatrique de Bullion (Yvelines).

Le 24 décembre, le petit Ilyes, 3 ans, était mort à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul (Paris 14e) après avoir reçu une injection de chlorure de magnésium, un produit qui n'aurait pas dû se trouver dans l'établissement selon l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP).