En Paca, de la neige et déjà la polémique

FROID La situation s'est améliorée jeudi à Marseille, mais...

à Marseille, Frédéric Legrand

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A Marseille même, où la circulation des voitures et les transports en commun reprennent au ralenti, les écoles, crèches, collèges et lycées sont restés fermés jeudi tandis que les journaux nationaux n'ont pas été livrés. Tous les collèges et lycées des Bouches-du-Rhône, sont également fermés, a indiqué la préfecture.
A Marseille même, où la circulation des voitures et les transports en commun reprennent au ralenti, les écoles, crèches, collèges et lycées sont restés fermés jeudi tandis que les journaux nationaux n'ont pas été livrés. Tous les collèges et lycées des Bouches-du-Rhône, sont également fermés, a indiqué la préfecture. — Anne-Christine Poujoulat AFP

Routes déblayées, métro et tram à nouveau en circulation, météo clémente qui limite le verglas... La situation s'est améliorée hier à Marseille, mais tout n'était pas encore résolu après les chutes de neige exceptionnelles de mercredi matin. Au deuxième jour de blocage, des voix ont commencé à s'élever pour critiquer le manque de coordination des autorités. « Le caractère exceptionnel des intempéries n'explique pas l'enlisement d'une situation prévue depuis plusieurs jours », a estimé hier le Medef des Bouches-du-Rhône. « Les échanges avec le port ne sont pas rétablis, l'aéroport reste fermé, et les accès au centre de tri postal de Vitrolles toujours pas dégagés », a dénoncé le syndicat patronal, avec à l'issue « deux à trois jours ouvrés de perdus », alors que débutent les soldes.

En cause, les répartitions de compétences entre l'Etat et les collectivités locales. De fait, la décentralisation a enchevêtré les responsabilités : les arbres surchargés de neige, par exemple, relèvent de la ville s'ils sont situés dans un parc, et de la communauté urbaine s'ils sont situés dans la rue. Toute la journée, le préfet et les élus ont assuré avoir fait le maximum. Pour Eugène Caselli, président (PS) de la communauté urbaine, « il n'y a pas eu de problème de coordination qui aurait retardé le déblaiement. Ça s'est passé du mieux possible par rapport à un événement qui n'était déjà survenu qu'en 1956 et en 1987 ». Les élus soulignent aussi que Météo France prévoyait d'abord de la neige, suivie de pluie. Or c'est le contraire qui s'est produit, la pluie lessivant le sel épandu préventivement. Ensuite, plusieurs conducteurs et chauffeurs de poids lourds n'ont pas respecté les interdictions de circuler. Le gouvernement a annoncé l'envoi d'une « mission conjointe » dans les Bouches-du-Rhône pour « évaluer les conditions dans lesquelles les différents opérateurs ont anticipé et géré les conséquences » des chutes de neige. Premières conclusions le 20 janvier. ■