Lycéens: l'Ouest moins mobilisé... Du mobilier brûlé dans un lycée nantais

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Quelques 127.000 jeunes selon la police, 150.000 selon les organisateurs ont manifesté jeudi dans toute la France contre le projet de réforme du lycée du ministre de l'Education, Xavier Darcos annonçant la réouverture de tout ce dossier et proposant des Etats généraux.
Quelques 127.000 jeunes selon la police, 150.000 selon les organisateurs ont manifesté jeudi dans toute la France contre le projet de réforme du lycée du ministre de l'Education, Xavier Darcos annonçant la réouverture de tout ce dossier et proposant des Etats généraux. — Thomas Bregardis AFP

Les lycéens sont appelés ce jeudi à manifester contre la réforme Darcos.
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Interpellations à Rouen
Quatre lycéens soupçonnés d'avoir incendié une voiture et des poubelles ou entravé la circulation ont été interpellés jeudi à Saint-Etienne du Rouvray, près de Rouen, lors d'un rassemblement contre la réforme du lycée. L'incident s'est produit dans la matinée alors que 200 jeunes s'étaient rassemblés devant le lycée professionnel Le Corbusier de Saint-Etienne du Rouvray dans le cadre de la journée nationale d'action contre la réforme du lycée.

Une quarantaine de manifestants à Lille
Venus de toute la métropole, une quarantaine de lycéens étaient rassemblés à Lille en début d’après-midi, aux abords de la Porte de Paris. Trop peu nombreux, ils se sont finalement résignés à ne pas défiler dans les rues et se sont dispersés dans le calme. A l’inverse de Dunkerque. Ce matin, des casseurs issus, a priori, de lycées professionnels ont attaqué à coups de parpaings plusieurs voitures en stationnement. Avant de charger et de procéder à quelques interpellations, les policiers ont répondu à coups de flash-ball. Dans la région Nord Pas de Calais, seuls quatre établissements (Caudry, Denain, Wattrelos et Coudekerque-Branche) ont mis en place des barrages filtrants.

(Vincent Vantighem, à Lille)

Manifestants en sous-effectif à Bordeaux
Les manifestations avaient rassemblé jusqu'à 6.000 lycéens avant les fêtes, du côté de Bordeaux. Selon les chiffres de la police, la rentrée protestataire sonne creux en 2009, avec seulement 150 manifestants.

Mobilisation en baisse dans l'Ouest

Les lycéens étaient moins nombreux à manifester qu'avant les vacances de Noël, avec des cortèges atteignant jusqu'à 700 personnes à Quimper, ou 400 à 500 à Rennes, selon la police. De 400 à 500 lycéens se sont également rassemblés au pied de la cathédrale du Mans, avant qu'une partie d'entre eux ne parte défiler dans les rues de la ville et tenir une assemblée générale, selon un correspondant de l'AFP. 250 lycéens ont également défilé à Lorient, selon une estimation policière. Dans le cortège de la manifestation de Rennes, Fabien Caillé, de Sud Lycéens, a estimé que le mouvement contre la réforme des lycées devrait être désormais «sporadique», avec «une ou deux manifestations» par semaine. «Les lycéens, particulièrement ceux de terminale, sont soucieux de ne pas mettre en péril leur année», a-t-il expliqué.

En Haute-Normandie, le rectorat de l'académie de Rouen a indiqué que cinq lycées sur 76 avaient été touchés par le mouvement de protestation.

A Paris, 3.000 manifestants, 20 à 27 lycées «perturbés»
Environ 3.000 lycéens selon les organisateurs ont commencé à défiler jeudi à Paris. Les manifestants, venus de lycées parisiens ou de la proche banlieue, sont partis vers 14h30 du métro Sèvres-Babylone en direction de la rue de Grenelle, où se trouve le ministère de l'Education. Les premiers chiffres fournis par le rectorat de Paris ont été communiqués à midi. Une vingtaine de lycées parisiens, généraux et technologiques, et professionnels, sur 104 au total, étaient «perturbés» jeudi matin par des «barrages filtrants». «Dans la majorité des cas, les élèves ont pu entrer en cours», a-t-on ajouté.

Dans un communiqué, l'organisation lycéenne Fidl signalait de son côté 27 lycées «perturbés», par des «blocages, assemblées générales». Elle a recensé par ailleurs 70 assemblées générales en région parisienne et 200 en province. «Il s'agit d'une bonne première journée de mise en bouche pour la suite de la mobilisation», a-t-elle estimé. De son côté, Antoine Evennou, secrétaire général de l'UNL juge que «pour une température de 3 degrés et une première journée de mobilisation suite aux vacances, c'est une réussite».

A Lyon, direction le rectorat
Plusieurs centaines de lycéens sont partis à 11h de la place des Terreaux (Lyon 1er) pour demander la suppression de la réforme Darcos des lycées. Encadrés par un important dispositif de policiers munis de boucliers et de flash-balls, ils doivent se rendre au rectorat. En décembre, la mobilisation avait été beaucoup plus importante avec un cortège de 6.000 lycéens dont la dispersion avait été émaillée de nombreux incidents (poubelles et voitures incendiées). (A Lyon, Frédéric Crouzet)

La police intervient à Nantes
Près d’un millier de lycéens défilent dans le centre-ville de Nantes. Ils étaient 1.500 lors de la dernière manifestation du 16 décembre. Par ailleurs, une douzaine d’établissements de Loire-Atlantique ont fait l’objet de tentatives de blocages ou barrages filtrants. La police a dû également intervenir dans trois lycées nantais. Du mobilier a notamment été brûlé par des élèves dans l’un d’entre eux.