Santé publique Les fumeurs heureux de ne plus intoxiquer

Laure de Charette

— 

Ils ont renoncé à fumer où ils veulent et quand ils veulent, avec le sourire. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a dressé hier le bilan de l'application de l'interdiction de fumer dans les cafés, hôtels, restaurants et discothèques depuis le 1er janvier 2008, il y a tout juste un an. Résultat positif : c'est « une réussite ». La mesure « est bien respectée » par les exploitants du secteur, selon elle. Mais surtout, l'adhésion est croissante à la loi depuis son entrée en vigueur, y compris chez les fumeurs, d'après une enquête menée par l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation à la santé). Environ 85 % des non-adeptes de la cigarette se déclaraient « tout à fait » ou « plutôt » favorables à l'interdiction avant janvier 2007, ils sont 94 % à déclarer qu'il s'agit « plutôt d'une bonne » voire d'une « très bonne » chose depuis sa mise en application. Plus surprenant, 70 % des fumeurs étaient favorables à la loi avant qu'elle devienne réalité, ils sont aujourd'hui 85 % à être convaincus par l'obligation de sortir fumer dehors, parfois dans le froid, alignés sur le trottoir ! « Quand même, dans les bars et les boîtes de nuit, c'est plus pénible, nuance Pierre. Il faut ressortir et parfois refaire la queue. » Un bémol exprimé par d'autres fumeurs : seuls 64 % d'entre eux sont satisfaits de la fin de la clope dans les bars. ■