La France ne veut pas de Conflit

Stéphane Colineau

— 

Ils tentent d'éteindre les braises, quitte à prendre le risque de les attiser. Les premiers incidents en lien avec le conflit au Proche-Orient constatés sur le territoire français ont donné lieu à des discours d'une grande fermeté de la part des autorités. Hier, Nicolas Sarkozy, François Fillon et Michèle Alliot-Marie ont tour à tour menacé de leurs foudres tous ceux qui seraient tentés de « transposer » en France la guerre israélo-palestienne. Le premier, Nicolas Sarkozy, a fait savoir par le biais d'un communiqué qu'il « ne saurait tolérer » que l'offensive de Gaza « se traduise par des violences communautaristes » dans l'Hexagone. Peu après, son Premier ministre a promis, devant les députés, de se montrer d'une « extrême fermeté » face aux éventuels fauteurs de troubles. Quant à Michèle Alliot-Marie, elle a fait connaître dans la soirée le contenu d'une circulaire adressée à tous les préfets du pays.

Le texte invite les hauts fonctionnaires à « renforcer les mesures de protection et de vigilance autour des établissements ou institutions qui présentent une sensibilité particulière », à « prendre personnellement contact avec les organisateurs » de manifestations, et enfin à faire « procéder aux interpellations et constatations nécessaires ».

Ces mesures font suite à une série d'évéments survenus ces derniers jours. Le plus notable est à déplorer à Toulouse où, lundi soir, trois personnes ont lancé une voiture contre la grille d'une synagogue. Le véhicule a ensuite été incendié. A Lingolsheim (Bas-Rhin), des tags avec les mots « Assassins » et « Vive démocratie Israël » ont été découverts lundi soir sur une synagogue. A Paris, le « Mur pour la Paix » a été dégradé en fin de semaine dernière. ■